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vu, la déminéralisation est toujours profonde, il se produise de l’arsénurie, au même titre qu’il se produit de la phosphaturie et de l’azoturie. « H° y a des anénnes d’arsenic, a dit le Professeur Gauthier, comme il y à des anémies de fer où d’iode, et je ne crois pas aller trop au delà de ce que comportent mes observations, en disant que l’anémie arsénicale est la règle chez les sujets prédis-
‘posés à la tuberculose. »
En tous cas, la médication hydro-minérale arsénicale élève le nombre des hémalies et exerce une action trophique incontestable par l'intermédiaire du système nerveux. Certes, les eaux arsenicales, n’ont pas d’action bactéricide, malgré que Buchner ait attribué semblable rôle à l’arsenic.
Cliniquement les bons effets de la cure hydro-minérale arsenicale, se traduisent par une stimulation manifeste de lappétit, une augmentation du poids du corps, une
“assimilation meilleure des matériaux nutritifs, comme
; : pes : ‘ © azote de l'unée l'indique l'élévation du r rt=a7 "iqu RE q du rapport azoturique RER
ou, coefficient d'utilisation azotée.
De même que les eaux sulfureuses et suivant le même principe les eaux arsenicales agiraient sur la tuberculose pulmonaire par une action locale substitutive. Mais, leur action serait moins profonde, plus atténuée.
On comprend dès lors le rôle de la médication arsenicale dans le traitement de la tuberculose pulmonaire.
Nous avons en France deux grandes stations hydrominérales arsenicales, l’une forte, la Bourboule, l’autre faible, le Mont-Dore. Cette dernière station n’est pas d’or-
dinaire classée parmi les arsenicales, mais l’arsenic est
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l'élément actif des eaux de ces deux stations, Leur teneur en arsenic donne à chacune d'elles des effets, des indications particulières, aussi, analyserons-nous séparément les effets obtenus, les principales pratiques thermales, les indications et les contre-indications de la Bourboule et du Mont-Dore.
1° La Bourboule. — Située à 850 mètres d'altitude dans le Puy-de-Dôme. La plus importante de ses sources est la source Choussy-Perrière, la plus riche en arsenic. C’est une eau hyper-thermale (56°5), qui accuse 28 milligrammes d’arséniate de soude par litre. De plus c’est une eau
chlorurée sodique, bicarbonatée, très minéralisée (fac-
teurs qui, nous le savons, ne sont pas négligeables). Son point eroycopique A est de 0,317. La radioactivité est très forte. Mais, thermalité et teneur en arsenic restent les deux facteurs thérapeutiques dominants.
A. — Mode de traitement à la Bourboule.
Les pratiques thermales essentielles à Ia Bourboule sont au nombre de trois
En premiét lieu : l’eau en boisson.
« L'absorption de l’arsenic joue le premier rôle dans la médication bourboulienne, aussi la boisson est-elle l’acte principal de traitement, celui dont on doit bien établir les indications, graduer méticuleusement la dose et surveiller avec attention les effets.-» (Tardif et Sersiron. loc. cit.) MÉRRRES
Une autre pratique importante est réalisée par les bains à immersion prolongée, les douches et massages sous l'eau. La température de l’eau est réglée suivant les indi-
cations du médecin. Enfin les inhalations, où l'eau arri-