‹ Contribution à l'Étude du Traitement Hydro-Minéral: De la tuberculose pulmonaireChapitre 15 sur 25 · TRES · texte numérisé non relu

TRES

ve poudroyée en nature à 100 atmosphères de pression et non à l'état de vapeur dans les salles d’inhälation. Les malades qui présenteront de l'intolérance gastrique visà-vis de l’eau en boisson, ce qui est assez fréquent, se trouveront fort bien des inhalations.

« La haute température de l’eau, l’action des sels de soude, de potasse et de chaux, donnent au bain de la Bourboule une activité toute spéciale. Il agit par un coup de fouet sur la nutrition défectueuse des dystrophiques, etc. » (Tardif et Sersiron, loc. cit.)

Par les inhalations on obtient tout d’abord une action topique, sédative locale, due à la buée elle-même, chargée de tous les principes et à sa thermalité, puis une absorption médicamenteuse pulmonaire dont l'effet ya retentir sur la nutrition générale du malade et règle les échanges de son organisme.

B. — Les indications de la cure bourboulienne

Son climat, son attitude moyenne, les propriétés de ses eaux thermales font de la Bourboule une station de premier choix pour faire une cure tonique de la nutrition régénératrice du sang, antidéminéralisatrice.

Les enfants scrofuleux, lymphatiques, ganglionnaires, candidats à la tuberculose pulmonaire sont justiciables de la cure bourboulienne, de même que les petits emphysémateux, les petits asthmatiques, les petits bronchiteuux et tuberculeux. Tous les adolescents fragiles, frappés d'une lourde hérédité, tous paratuberculeux, sinon prétuberculeux seront tributaires de ce traitement thermal. Plus encore les suspects, ceux qui ont un sommet

douteux, ces tuberculeux du « tout au début » que M.

Vue

le Professeur Grancher a si bien appris à dépister.

« Je répète que c'est le menacé, l’affaibli, le déchu (organiquement ou fonctionnellement) le candidat à la - tuberculose qui a le plus de chances de se transformer, de se remonter, de se robustifier, de changer ses modes défensifs, comme ses activités cellulaires sous l'influence de la cure bourboulienne, faite.de médication arsenicale associée à la cure climatique. » (Landouzy. Leçons de thérapeutique, 1899-1900, de la Faculté de Médecine de Paris, loc, cit.)

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