‹ Contribution à l'Étude du Traitement Hydro-Minéral: De la tuberculose pulmonaireChapitre 5 sur 25 · PHASE · texte numérisé non relu

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« La radioactivité, comme le dit Monsieur Moureu, apporte une explication rationnelle à quelques énigmes

de-la thérapeutique thermale. » (Moureu, loc. cit. : La radioactivité et les gaz rares des sources thermales, 7 décembre 1907).

Or toutes les eaux minérales sont radioactives et toutes contiennent de l’hélium en plus ou moins grande quantité. Les dernières expériences de Lebon, Rutherford et Soddy, M. et M*° Curie, ont montré que dans la nature tout se perd, que la matière se dématérialise mettant en liberté l'énergie intra-atomique d’où dérive la plupart des forces de l'Univers. En se dissociant la matière produit les émanations, les ions négatifs et positifs, les électrons, les rayons cathodiques, les rayons L. P. O, les rayons X, des gaz comme l’hélium, dernier terme de la désintégration du radium. Ces diverses productions libèrent des énergies considérables. Par exemple 1/300° de milligramme de ferment métallique, par son action catalytique est capable, comme l’a montré le Professeur A. Robin de modifier complètement le ter-

rain morbide.

Tout cela nous prouve que les forces contenues dans les eaux minérales sont encore à peine soupçonnées. Tout cela démontre que leur emploi dans la tuberculose pulmonaire n’en est encore qu'à ses tout premiers débuts, et que leur action ne saurait en aucune façon être comparée à une simple cure d’air.

D'ailleurs, dans toutes les stations hydro-minérales, les malades y trouvent un climat meilleur, un régime approprié à leur état, le repos nécessaire. Ils sont arrachés à l'atmosphère malsaine de la ville, à l’air confiné

In Cr des appartements étroits el aux soucis de leurs occupations. ea

En même temps qu'une cure hydro-minérale, ils font une cure de repos d’aérothérapie et de climatothérapie, autant de facteurs qui ne sont pas négligeables, mais qui ne font que se surajouter à l’action de l’eau minérale elle-même, de la crénothérapie qui reste indiscutable.

Celle-ci se fait sentir sur le terrain : « Les eaux minérales modifient le terrain morbide en y provoquant des réactions vitales, qui le rendent moins apte à la pullulation du bacille et accroissent les actes de défense. » (A. Robin, lôc. cit.) |

Elles ont la propriété très spéciale d’agir sur la dia-

thèse. C’est en régularisant la nutrition qu’elles modifient favorablement la tuberculose évolutive des scrofuleux et des arthritiques. Aux premiers, elles permettent de renouveller leur constitution, de se constituer un organisme résistant aux attaques de la tuberculose qui les guette.

Aux seconds (chez lesquels d’ailleurs la tuberculose si elle réussit à s'implanter, revêt une marche lente, torpide, très sclérogène) elles permettent de modifier leur nutrition, en activant les échanges, en augmentant le taux des oxydations.

Parmi les troubles de la nutrition chez les tuberculeux, il en est deux qui dominent, l’un porte sur les échanges respiratoires qui sont augmentés, l’autre sur la minéralisation organique qui est abaissée. Le coefficient urinaire de déminéralisation, c'est-à-dire le rapport entre le résidu inorganique de l'urine et le résidu total (généralement 30 à 32 o/o s'élève à la période prétuber-

culeuse, augmente au début de l'infection pour baisser

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