‹ Contribution à l'Étude du Traitement Hydro-Minéral: De la tuberculose pulmonaireChapitre 6 sur 25 · LATE · texte numérisé non relu

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un peu à la deuxième période et fléchir nettement à la troisième),

Or, nombre d’eaux minérales ont pour effet d’abaissèr les échanges respiratoires et chez les tuberculeux à déminéralisation accentuée, on verra le coefficient de déminéralisation s’abaisser à la suite d’une cure sulfurée sodique ou chlorurée arsenicale par exemple.

Importante aussi est leur action sur les phénomènes d'intoxication, qui jouent un grand rôle dans la symptomatologie de la tuberculose pulmonaire. Beaucoup de troubles morbides sont dus, en effet, à la dissémination des bacilles et à l’action pathogène de leur toxines, les eaux minérales provoquant une activation des échanges, contribuent à élimienr les toxines emmagasinées.

- Leur action générale serait peut-être due aussi à un remaniemerit réactionnel des foyers tuberculeux, qui occasionnerait ainsi un certain degré d'immunité arlificielle par la résorption de toxinés bacïllaires, de bacilles morts et même de bacilles vivants. Elles agiraient par conséquent à la façon de la tuberculose.

Ceci nous amène à parler du rôle des eaux minérales sur l’état local. Au xvirr° siècle, Bordeu, à propos des Eaux-Bonnes, disait : « Il faut pénétrer, agacer, fondre, diviser, animer, au lieu de tout adoucir ; peut-être les remèdes un peu actif sont-ils les seuls adoucissants. »

De son .côté Pidoux énonçait « il ne faut pas toujours trop décongestionner les phtisiques, ce qu'il faut c'est les congestionner de la bonne manière. »

Gimbert dit : « la réaction n’est point une poussée tuberculeuse, c'est une fluxion vitale que nous pourrions comparer à celle que fait naître un collyre antiseptique

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dans la conjonctivite purulente ; elle produit une élimuination des portions malades et un nettoyage'des surfaces infectées. Après des poussées successives de ramollissement, ces poussées s’éteignent, les cavernules se sèchent, se cicatrisent. »

« Les aux minérales exercent une action résolutive manifeste sur les congestions chroniques du poumon et les noyaux partiels de pneumonie chronique. » (M. Cazaux, loc. cit.) « Elles aident à la résorption des exsudats pérituberculeux. » (A. Robin, loc. cit.)

Les rhumes à répétition, les bronchites, le catarrhe broncho-pulmonaire sont heureusement influencés par elles. Elles diminuent l’irritabilité bronchique.

Dans toutes nos stations, beaucoup de malades som envoyés aux eaux avec des diagnostics de bronchite, d'asthme, d'emphysème et qui ne sont que des tuberculeux. {l y a deux raisons è cela, on n'ose pas le dire au malade et l'on n'ose pas non plus le faire savoir dans la ville d’eaux. Presque tous les baigneurs fuieraient une station ou ostensiblement on soignerait des tuberculeux ; le plus souvent même, ce sont les tuberculeux très nets qui fuieraient le plus vite de peur d’être contagionnés, alors que peut être ce sont eux qui pourraient contagionner les autres.

Cela n'empêche pas que beaucoup de tuberculeux qui toutefois n’en portaient pas l'étiquette se sont trouvés guéris après une ou plusieurs cures hydro-minérales.

En résumé, à quoi tiennent les résultats obtenus ! Certes aux propriétés physico-chimiques des eaux employées, mais il est en elle une force inconnue, le « quid divinum» des anciens, qui fait que l’eau minérale ne peut

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être comparée à une simple solution d’un sel quelconque, qu'elle est une entité vivante avec son potentiel électrique, ses forces organiques minérales, thermales, radio-actives.

Quant à l'action des eaux minérales sur l'agent de contage, sur le bacille de Koch et sur le tubercule luimême elle est bien difficile à démontrer. « Les cures hydro-minérales les mieux indiquées dit le professeur A. Robin, ne semblent avoir qu’une action limitée, sinon nulle sur l’agent de contagion et sur le tubercule luimême. » |

Cependant, il existe certaines eaux, les sulfureuses qui finement poudroyées, ont une action indiscutable sur le bacille de Koch ; nous y reviendrons au sujet des eaux sulfureuses. Nous allons maintenant analyser les effets produits par les eaux sulfureuses, arsenicales et chlorurées sodiques, qui semblent être les trois grandes catégories d'eaux minérales à utiliser dans le traitement de la tuberculose pulmonaire : L'utilité de ces principes est établi de longue date. En 1494, Christophe Bazizius recommandait déjà les fumigations de soufre et d’arsenic dans la phtisie.

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