‹ Contribution à l'étude du traitement médical des septicémies à streptocoque d'origine auriculaireChapitre 22 sur 47 · A CET · texte numérisé non relu

A CET

Irugsre de Madrid, l’a employé plusieurs fois avec succès. [l employait dans certains cas une solution au 1 /10€ et dans d’autres cas la solution de ScHERING à 50 % qui est additionnée d’urotropine.

L’urorormiNE. — C’est également un anti-infectieux. On l’utilise en solution à 5 % en injections intra-veineuses. [l faut faire des doses élevées par exemple # injections de 10 centimètres par Jour. Cette thérapeutique a donné des succès dans certaines septicémies médicales. IRUESTE par contre,

dit avoir optenu peu de résultats par ce médicament.

La SEePricÉMIE. — La septicémie est une combinaïison d’hexaméthylène tétranine et d’iode. Elle contient : 33 % d’iode et 45 % de formine. Sa toxicité est nulle, on peut en effet en injecter à un chien jusqu’à 20 centimètres d’une solution au 10€ par kgs de poids. Injecté par voie intra-veineuse, elle ne provoque pas d’hémolyse. D’autre part il ne semble pas qu’elle produise de choc. Pour MAELENs, liode agirait en stimulant les fonctions endocrimiennes et en renforçant la leucocytose, tandis que l’uroformine neutraliserait les toxines.

La septicémine s’emploie par voie sous-cutanée ou intra-musculaire mais elle est surtout active par voie intra-veineuse. Pour Hurinez, il faut pratiquer plusieurs injections par jour, de façon à maintenir l'organisme sous influence constante d’un antisep-

Ant 2 RD

tique faible mais inoffensif. On fera par voie intraveineuse, 4 à 5 injections de 10 centimètres quotidiennement.

La septicémie provoque la chute de température en lysis et d’autre part l'injection est suivie d’une sensation de bien être. Damave l’associe souvent à l’abxès de fixation dans diverses septicémies et il s’en trouve bien. Nous n’avons pu trouver qu’un seul cas de septicémie ototique guérie par Pemploi de ce médicament.

Il s’agit d’une malade dont a parlé Capocue à la Société de Laryngologie des hôpitaux, le 16 juin 1932, au cours de la discussion qui suivit quelques communications de septicémies guéries par d’autres procédés. La septicémie survint à la suite d’un évidement pétro-mastoïdien pratiqué au cours d’une otorrhée chronique réchauffée. L'état général n’était pas très mauvais. L’enfant guérit après 15 jours de très grandes oscillations thermiques, pendant lesquelles on a pratiqué deux injections intra-veineuses de septicémine quotidiennement. L'auteur ne dit pas à quelle

dose.

LES ARSÉNO-BENZÈNES. — Leur action est basée sur le pouvoir désinfectant de l’arsénic. On emploie le novarsénobenzol à la dose de 0, 15 à 0, 20 grammes par voie intra-veineuse ; le sulfarsénol à la dose de 0, 12 gramme pouvant aller jusqu’à 0, 18 gramme, également par voie veineuse. À doses égales, le sulfarsénol présenterait un pouvoir microbicide supérieur et une toxicité moindre que le novarsénobenzol. L'existence de troubles hépatiques ou

ts NPD

d’albuminurie contre- -indiquent l'emploi de? ces mé-

* dicaments.

Ils ont été employés avec succès par le Professeur Rivière de Bordeaux dans des streptococcies d’origine puerpérale. Il semble par contre a ils aient été peu employés en otologie.

Nous rapprochons de ces médicaments le cacodylate de soude qui a été employé dans diverses septicémies, plus particulièrement aux États-Unis à des doses variant de 0, 06 gramme à 0, 26 gramme.

Les produits à base de mercure. — Nous citerons le bichlorure et le buodure, ce dernier aurait pour IruEsTEe une certaine efficacité. Le mercurochrome a été employé avec succès dans des infections à staphylocoques ; 1l a peu d’action contre le streptocoque.

Les dérivés de la quinine. — Parmi ces corps, il faut citer la vuzine et l’eukupine qui d’après NrrcEenrorn seraient douées de propriétés spécifiques

contre le streptocoque. Ces RAP REG n’ont pas été

démontrés.

; UE S L’Yatren. Nous n’insisterons pas sur ce produit.

Nous n’avons en effet, retrouvé dans la littérature

aucune observation due à un auteur français où il

ait été employé. Par contre, il a été souvent utilisé

en Allemagne et il a donné des résultats. k L'yatren est l'acide sulfonique de l’iodoxyqui-

noline auquel on ajoute du bicarbonate de soude. Il possède un pouvoir bactéricide intense ; sa toxicité est nulle. Il s’emploie surtout en injections intraveineuses ; il existe différentes préparations, en particulier une solution à 4 % et le strepto-yatren où le médicament est associé à des substances antimicrobiennes spécifiques. Les injections provoquent parfois des accidents anaphylactiques. Pour éviter ces accidents on conseille de faire quelques heures avant l’injection intra-veineuse une injection intramusculaire. On repète les injections à 2 ou 4 jours d'intervalle suivant l’intensité des réactions qu’elles provoquent.

Le sulfate de cuivre ammontiacal. — On emploie une solution à 4 % que l’on injecte par voie intraveineuse. [Il aurait donné des résultats dans quelques septicémies streptococeciques graves. Certains accoucheurs y ont fréquemment recours avec succès dans les septicémies puerpérales.

Les dérivés de l’acridine

Le VIOLET DE GENTIANE. — Îl est peu toxique, mais on a reproché à ce médicament d'être instable. Pour parer à cet inconvénient, on a proposé d’utiliser des solutions dans du serum glucosé, Il s'emploie par injections intra-veineuses à la dose de 0,30 gr à 0,75 or par jour. Il aurait donné quelques résultats.

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