LA TRANSFUSION SANGUINE
Mope p’AcTion : Le mode d’action de la transfusion sanguine est discuté. Pour certains auteurs, et en particulier Paucner et Becarr elle agit grâce au pouvoir bactéricide du sang transfusé, c’est aussi l'avis de Vincent qui conseille d’associer la transfusion à son sérum dans certains cas à cause de l’apport d’alexine à l’organisme. Par contre, P. E. Werzz et Icx Wazr croient que la transfusion agit seulement en luttant contre l’anémie menaçante permettant ainsi à l'organisme de faire de l’infection.
TECHNIQUE ET INCIDENTS DE LA TRANFUSION. — Nous ne voulons pas étudier ici les différents procédés de tranfsusion sanguine. Nous rappellerons seulement que l’on peut faire des transfusions de sang citraté en recueillant le sang du donneur dans un récipient où l’on a placé une petite quantité de citrate de soude et des tranfusions de sang non citraté au moyen de divers appareils, dont la seringue de JuBé est le plus connu.
Comme donneur on s’adressera à un sujet bien portant si possible à un sjet dont le B. W. a été fait
Îl faut de toute nécessité que le groupe sanguin du donneur soit compatible avec celui du malade. Si les groupes sanguins ne sont pas connus, on. s’assurera avant de commencer l’opération que le mélange des deux sangs ne provoque pas d’agglutination. On pratiquera l'injection lentement et on l’arrêtera si elle est mal supportée. Pratiquée avec précaution, la transfusion sanguine est une opération sans danger.
On peut avoir recours à la transfusion de sang soic comme seule thérapeutique soic comme thérapeutique associée à une autre médication. Dans l’un et l’autre cas, presque tous les auteurs sont d'accord sur le point qu'il faut faire de petites transfusions. Les uns injectent 150 à 200 gr, d’autres, tel Hazpwex injectent seulement 50 à 60 centimètres cubes. Le cas échéant, on pratiquera une nouvelle transfusion 48 heures après la première. On doit d’ailleurs répéter les transfusions plusieurs fois,
mais il est conseillé dans ce cas de ne passe servir du même donneur plus de deux fois. Il semble également que tous les auteurs soient d’accord sur la nécessité de pratiquer des transfusions surtout dans les cas où 1l existe une anémie aiguë. On doit la pratiquer le plus tôt possible. Pour Parrocez il faut la faire dans les 12 à 24 heures après l’intervention, afin de lutter contre le choc opératoire.
RésuLTaTs. — Dans les cas heureux la transfusion
LEE nas
est suivie en quelques jours d’une amélioration de l’état général avec chute de la température, le plus souvent en lysis ; une amékoration de l’état local, la plaie prenant le plus souvent un aspect satisfaisant.
Un grand nombre d’auteurs ont, pendant ces dernières années, affirmé leur foie en la transfusion du sang. Nous citerons spécialement LemaiTre, Har- PHEN, Parrocerz, CanuyTr, BourGeoïs. Plusieurs observations ont été publiées.
Parrocez (Marseille Medical, Avril 1925) publie trois observations de thrombophlébites traitées par intervention chirurgicale et transfusion de sang. Une seule hémoculture positive au streptocoque.
Mme G..., entrée à l’Hôtel-Dieu le 13 mars 1925 ; otite moyenne, mastoïdite, état général très mauvais. Intervention, Le 17 amélioration de l’état général. Le 18 frissons violents suivis d’un accès thermique à 400. Deuxième intervention : thrombose du golfe, ligature de la jJugulaire. Hémoculture : présence de streptocoque hémolytique. Le 19 mars amélioration légère mais frissons violents, nouveau clocher thermique. Le 21 : transfusion de 300 centimètres cubes de sang citraté., Le lendemain amélioration notable, pas de frisson, température à 3805. Le 23 la plaie prend un aspect rouge vif. Cinq jours après la transfusion la température est à 370.
Lemairre et Manuro (Société de Laryngologie des Hôpitaux 16 novembre 1925 ( : Trois cas de septicémie d’origine otitique guéris par transfusion de sang.