‹ Contribution à l'étude du traitement médical des septicémies à streptocoque d'origine auriculaireChapitre 33 sur 47 · partie à la peptone, en partie à l’action lytique · texte numérisé non relu

partie à la peptone, en partie à l’action lytique

de la très faible quantité de strepto-bactériophage

de ce produit. Cette thérapeutique s’est montrée

inopérante. Le malade guérit par la suite sous. l'influence d’injections de sang de convalescent de s

‘artlatine.

LA SÉROTHERAPIE

Principes généraux de la serothérapie

La serothérapie a pour but de fournir à l’organisme des anticorps spécifiques en injectant le sérum d’un animal immunisé contre l'infection en cause. La plus souvent on immunise l’animal dont

on veut recueillir le sérum en lui injectant des vaccins préparés avec des souches microbiennes.

Pour qu’un sérum soit actif, il faut qu'il soit riche en anticorps, il faut done que les souches microbiennes utilisées aient un pouvoir antigénique élevé.

Accidents de la sérothérapie

Ïl est classique de distinguer des accidents précoces et des accidents tardifs.

Les accidents précoces sont l’apanage des injections, ils sont dus au choc anaphylactique. Pour les éviter on recourra à la méthode de désensibilisation de Besrepxa. Cliniquement ils sont caractérisés

. par leur allure dramatique et leur courte durée,

Les accidents tardifs peuvent s’observer après toutes les injections de sérum. Ils sont dus à l’intro-

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duction dans l’organisme d’albumines étrangères. Aussi, pour en diminuer la fréquence et la gravité a-t-on préparé les sérums dits désalbuminés, c'estàa-dire débarrassés de leurs albumines à l’exception de la pseudo-globuline sur laquelle se fixeraient les anticorps. Cliniquement ces accidents surviennent vers le 7€ jour et ont le plus souvent une allure

béningue.

La sérothérapie antistreptococcique. d Avant le sérum de VINCENT 14 Nous venons de rappeler que, pour qu’un sérum à soit actif, il faut disposer pour sa préparation É: d’un bon antigène. Or nous avons dit en étudiant D la vaccinothérapie que le streptocoque était consi- e déré comme un mauvais antigène, auss: la prépa- 1 ration d’un serum antistreptococcique soulève-t-elle 3 de grandes difficultés. Un certain nombre d’auteurs \'i se sont attachés à rechercher les moyens d’augmen- F4

ter le pouvoir antigénique du streptocoque. Parmi les serums qui ont été proposés nous citerons ceux de Manmorex, de CourmEenrT, de Denys, de LEcLer, de Menzer, de Vinaver, de BEesrepxa, le sérum de l’Institut Pasteur. Tous ces sérums ont donné quelques résultats quand ils ont été employés précocement et dans les formes peu graves de septicémie.

TecuniQue. — Les sérums antistreptococciques

semploient par voie sous-cutanée, intra-musculaire et intra-veineuse. La tecnhique varie avec les différents sérums, cependant la voie intra-veineuse est considérée, en général, comme la plus active. D'autre part on recommande généralement l’emploi des doses massives.

Les accidents sont ceux de toute serothérapie, on devra donc employer les précautions d’usage avant de pratiquer une injection de serum antistrepto-

coccique, quel qu'il soit.

Les RÉSULTATS. — Quelques auteurs disent avoir eu recours avec succès à la serothérapie. En particulier :

De KeranGaz qui, au Xe Congrès international d’O. R. L. dit s'être trouvé bien de la serothérapie spécifique après examen de sang et hémoculture.

Jenxxixs qui, à la Royal Society of Medecine, en 1925, conseilla les grosses doses de sérum.

Ces deux auteurs ne disent pas les caractéristiques du sérum qu'ils ont employés.

Nous allons résumer maintenant un certain nombre d'observations. Nous citerons :

1° les observations où l’on a eu recours à un sérum sur lequel il n’est pas donné d'indications.

20 les observations où l’on a eu recours au sérum de l'institut Pasteur. | = 39 Les observations où l’on a employé le sérum

du Val de Grâce.

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