‹ Contribution à l'étude du traitement médical des septicémies à streptocoque d'origine auriculaireChapitre 42 sur 47 · MOT · texte numérisé non relu

MOT

du traitement). On injecte encore, pendant quelques jours,

10 centimètres cubes de sérum. Le traitement sérothéra

pique avait duré 25 jours.

Le 25 juin, culture du sang et des urines négatives.

L'enfant s’est remis complètement. Vers la fin de sa maladie ; on lui a donné un peu de digitaline pour soutenir son myocarde, dont les contractions étaient devenues sourdes, arythmiques et d’une grande instabilité.

Nous l’avons revu, 4 mois après, en parfaite santé, ne présentant plus aucun trouble cardiaque, aucun symptôme morbide, ni aucune fatigue d’aucune sorte.

Ce cas a été d’une gravité extraordinaire. Nous croyons sincèrement que le sérum a sauvé la vie de cet enfant. Nous avons employé les doses massives d'emblée, quotidiennes et longtemps répétées. Nous avons injecté le sérum par la voie intra-veineuse, avec timidité d’abord ; mais l’absenec d'accidents nous à enhardis rapidement et nous sommes arrivés à des doses de 100 cm. cubes dans la veine. Notre malade a reçu en tout 2 litres de sérum en trois semaines, sans autre inconvénient qu’une éruption sérique à partir du 17€ jour.

20 Un garcon de 10 ans (M. L.) fit, au cours d’un coryza bénin, une otite à grandes oscillations thermiques accompagnées de frissons. Le septième jour, une trépanation mastoïdienne permit de découvrir une thrombo-phlébite sup

purée du sinus latéral, fistulisée dans les vavités mastoi-

diennes. L’ensemencement du pus du sinus d’une part (11 juin), donnèrent tous deux du streptocoque hémoly-

tique.

Le drainage du foyer infectieux initial n’amena pas la

Pie ho

cessation des accidents septicémiques. Toutefois, 1Î faut noter que l'enfant, en apparence, les supportaït bien, et que, le matin avant le frisson et la poussée thermique, äl jouait tranquillement dans son lit.

La sérothérapie antistreptococcique par la méthode

de Vincent fut commencée 3 jours après la trépanation, alors ‘que Ha veille la température avait oscillé de 3891 à

Le premier jour, injection de 40 centimètres cubes par voie intramusculaïre, et de 40 centimètres eubes par voie gous-cutanée. |

Le deuxième jour, injection de 80 centimètres cubes par

voie intra-veineuse et de 40 centimètres cubes par voie intramusculaire.

Les cinq jours suivants, injection de 120 centimètres cubes par voie intraveineuse.

Dès lors, la température se mit à baisser sensiblement.

À partir du 9€ jour, elle était descenäue à la normale, c'est-à-dire au-dessous de 38° pour s’y maintenir jusqu’à la guérison. Hémoculture négative les 18 et 30 juin.

La sérothérapie fut contimuée pendant ‘treize jours encore, mais à la dose de 10 centimètres-cubes, puis de 5 centimètres cubes seulement. l

Le malade a reçu en tout 930 centimètres cubes de sérum. Traité plus tôt par le séruin, il s’est remis beaucoup plus

vite que le précédent. Il est sorti de l'hôpital au début de

juillet complètement guéri. |

: Deux mois ét demi après, cet enfant s’est présenté avee un genou gonflé, sans liquide intra-articulaire et une température élevée oscillante. Hémoculture négative. Le petit malade à guéri sans séquelles, en une dizaine de jours. Cet incident à paru se comporter cliniquement comme uñe fièvre dite de croissance. Actuellement, l'enfant continue

à se porter très bien, il est parfaitement guéri de sa septi-

cémie,

dt 4e

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Eos D ETC : * | 4 re É Après ces deux observations, les auteurs font remarquer : | « Nos deux cas différents, au point de vue clinique,

assez notablement loin l’un de l’autre. Dans le pre:

mwer, otite simplement séreuse, sans pus et, simultanément, septicémie très grave, plaie mastoïdienne sans sécrétion, sans vie, abcès de fixation inerte, malade terrassé sans réaction de défense ; dans le

second, otite franche, purulente, et simultanément,

septicémie vérifiée par l’hémoculture et cliniquement moins grave, mastoïdite confirmée, fonte osseuse, abcès extradural volumineux, thrombo-phlébite suppurée et fistulisée dans le foyer mastoïdien, malade encore un peu choqué. Dans les deux formes, nous avons appliqué la même règle de conduite ; injeetions massives d'emblée de sérum antistreptococcique, quotidiennes, de préférence endoveineuses, répétées Jusqu'à la chute de la température et poursuivies encore pendant 8 jours, à doses décroissantes. Nous avons obtenu la guérison complète de nos deux septicémiques ».

Osservarron pu D' GirarD : T'hrombo-phlébite du sinus latéral avec septicémie à streptocoque traité par le sérum de Vincent. Guérison. (Le DT Girard a communiqué cette observation à la Société de Laryngologie, d'Otologie et de Rhinologie Parisienne à la séance de novembre 1932).

Au cours d’un rhume banal, un garçon de 6 ans se met à souffrir de l'oreille gauche. Quelques heures après, un écoulement séreux se produit. Néanmoins la température monte, Le 3e jour au matin elle est de 5005. L'enfant est

pale, a l'air anxieux, il a de la raideur de la nuque, un léger kernig. Sa mastoïde est un peu sensible à la pression, nullement tuméfiée, L'écoulement modérément abondant est séro-purulent. En raison surtout des symptômes méningés une trépanation mastoïdienne est aussitôt pratiquée. L'apophyse paraît peu malade. On trouve du pus dans l'antre. La eoque sinusienne est mise en évidence, comme elle paraît saine, on la laisse intacte. Du eôté de la fosse temporale, peu de lésion apparente ; on ne pratique aucune dénudation dure-mérienne. Le cas paraît bénin, il semble qu'il y ait eu simple réaction méningée autour d’un foyer. otique banal. 0

Le lendemain, le malade esquisse une défervescence. Mais dès le lendemain la température reprend une marche ascendante, de jour en jour on note : 3904, 3007, 4002, 4007. On fait une injection quotidienne de 2 centimètres cubes de septicémie ou d'électrargol. Les symptômes méningés s’accentuent. Le liquide céphalo-rachidien contient 5 éléments figurés par mullimètre eube, dont deux polynucléaires. Nous coneluons, avec les DT HuBerr et SCHAERFER

“à une réaction méningée par l'influence d'un foyer voisin.

Dans une 2° intervention, on élargit la brèche mastoidienne. À part quelques altérations ostéitiques de la trame osseuse on ne trouve rien du côté de la fausse cérébrale moyenne. Le sinus est largement dénudé. Sa paroi est. épaissie, la péri-phlébite est certaine. Nous voici donc en présence d'une lésion capable d'expliquer les accidents infectieux et la réaction méningée. Le vaisseau paraît souple : il n'est pas incisé ni même ponctionné.

Les jours suivants, la température oscille entre 3605 et 3995. Le sinus ponetionné est trouvé thromhosé mais non suppuré. L'état général ne s'améliore pas au contraire ; dénudation du sinus, survient un grand frisson, Une hémo- Culture pratiquée aussitôt donne du streptocoque hémoly- > tique. Le malade est de plus en plus mal. Sa raideur s’est

RTE le de 7eme

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encore accentuée, il se tient constamment en chien de

fusil. Dès lors, on institue la séro-thérapie anti-streptococeique. Le 1€T jour de ce traitement, on injecte 20 centimètres cubes par voie intra-veineuse et 60 centimètres cubes par voie sous-cutannée de sérum de Vincent, le 2e

jour, 60 centimètres cubes intra-veineux. Un grand frisson

avec 4001 secoue encore le malade durant la nuit ; le 3€ jour, 60 centimètres cubes intra-veineux ; le 4° jour la

température reste à 379 et s’y maintiendra désormais. On injecte 60 centimètres cube intra-veineux, 40 le lende-

main, puis 20, puis 10 intra-veineux et une dernière fois

10 centimètres cubes sous la peau. Le traitement séro-thérapique avait duré 8 jours. On avait injecté en tout 340 centimètres cubes de sérum pour 18 kilogrammes de poids.

À partir du 9 jour, apparaît une éruption sérique légère.

La guérison de la plaie mastoïdienne était complète 3 semaines après. x

L'auteur fait remarquer que l'intérêt principal de cette observation repose dans le traitement appliqué. L'enfant était opéré de sa mastoïdite depuis 11 jours, son sinus était dénudé depuis 4 jours quand il fit son premier frisson. L'état général commençait à fléchir. La septicémie devenait évidente, l’hémoculture révéla la présence dans le sang du streptocoque hémolytique. On avait pratiqué

jusque-là des injections de septicémine et d’électrargol.

Le sinus était thrombosé mais ne contenait pas de pus. L'idée d’une intervention nouvelle de ce côté fut débattue et abandonnée. Par contre, la séro-thérapie anti streptococeique fût instituée. Le 4€ jour la température resta à 3° pour s’y maintenir jusqu’à la guérison complète de la plaie mastoïdienne. Toutes les apparences sont en faveur du sérum de Vincent.

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