ET VER
tenus satisfaisants. La correction obtenue permet une démarche presque normale, la transplantation s’est montrée solide et efficace, et c’est ainsi que l'enfant de lPobservation TIT qui nous était venue; marchant uniquement sur les talons en se dandinant comme sur des échasses pour maintenir son équilibre, repose maintenant toute la plante du pied sur le sol, présente des mouvements importants de flexion plantaire et est capable de marcher sur la pointe des pieds, de sauter à la corde, enfin de faire de longues courses sans fatigue.
Mais il importe de savoir si le résultat obtenu est dû principalement à l’arthrodèse ou s’il revient beaucoup plus à la transplantation. Dans l'observation II, à la suite de l'intervention sur le pied droit, le résultat a été parfait et pourtant il semble que seule lParthrodèse entre en jeu, car aucune transplantation n’a été faite et l’on n’a pu que fortement lier ensemble les débris fibreux représentant les restes du tendon d'Achille, des péroniers et du jambier postérieur. Cependant, les mouvements de flexion active se font et sont done dûs à une force musculaire que l’on sent celiniquement par le dureissement du mollet au moment de la flexion volontaire. À quoi l'attri- Buer ? En partie peut-être à la reviviscence de ces museles qui n'élaient plus représentés que par des débris fibreux au niveau de leurs extrémités tendineuses et dont le corps s'était atrophié par la suppression de la fonction ; mais bien plus aussi à l'augmentation de force el de volume du fléchisseur commun des orteils et propre du pouee qui, sains et coulissant normalement dans leur gaine, ont relrouvé, par une bonne statique du pied, la condition mécanique physiologique de leur contraction
normale,