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Quelles méthodes a-t-on employées ?
une fois la méthode de Braxton-Hicks ; deux fois la manœuvre de Simpson.
Mme G.…. Joséphine, tertipare de 30 ans, est admise à la salle de travail le 9 avril 1930 pour hémorragie.
1° grossesse en 1923 ; accouchement normal, fille pesant 2.200 gr.
2° grossesse en 1926 ; accouchement normal, fille pesant 3.700 gr.
Grossesse actuelle : D.R, en août.
Un mois avant son entrée la femme a eu quelques pertes sanguines mais insignifiantes.
Aux premières contractions l’hémorragie reprend et à son arrivée à la Pitié la femme présente une hémorragie très importante nécessitant la mise en position déclive. On fait 500 cm° de sérum sous-cutané.
Le pouls est à 140!
A l’examen : grossesse de 7 mois environ, présentation transversale.
Pas d’auscultation.
Au toucher on ne sent pas de présentation. Le col est perméable. Ce toucher ramène des caïllots et provoque une hémorragie assez importante.
2 heures après la femme saigne toujours. La dilatation est à 2r avec un col long. A travers le segment inférieur et par l’orifice du col on sent une masse paraissant être le placenta.
Rupture artificielle des membranes qu’on atteint en haut et à droite.
Manœuvre de Braxton-Hicks.
Le tronc est difficile à extraire : éviscération.
Basiotrypsie sur tête dernière.
Extraction d’un enfant pesant 1.840 gr. sans viscères ni matière cérébrale,
Délivrance immédiate 450 gr.
Pendant l'intervention 500 cm? de sérum intraveineux. Adrénaline. Huile camphrée.
Suites de couches apyrétiques.
Il s'agissait ici d’une multipare, enceinte de 7 mois, dont le fœtus était mort et chez laquelle on a été obligé
En
d'intervenir avant que la dilatation fût complète. Le fœtus était en transverse : on ne pouvait donc songer, après rupture artificielle des membranes, à laisser l'accouchement suivre son cours. Il fallait verticaliser le fœtus : c’est ce que la méthode de Braxton-Hicks a permis de faire. Elle ne pouvait avoir d’inconvénient dans ce cas puisque le fœtus était mort, et elle a été rendue possible, sinon facile, par le fait qu’il s'agissait d’un placenta centro-partiel, et que, d’autre part, malgré sa petite dilatation, le col très souple permettait l'introduction de la main.
Mme N..., 6° pare de 36 ans, entre le 6 février 1931 pour hémorragie.
D.R. le 28 juillet. La grossesse a jusque là été normale et la femme n’a commencé à saigner qu’au début du travail.
A l’examen : grossesse de 6 mois 1/2 environ ; tête en bas très mobile. Auscultation négative.
Au toucher, dilatation : petite paume, on sent partout du placenta.
La femme saigne abondamment. On décolle le placenta et on extrait après version un fœtus mort pesant 1.110 gr.
Suites de couches normales.
Mme F.., 4° pare de 42 ans, est admise à la salle de travail le 2 novembre 1930 pour hémorragie,
3 accouchements à terme. Un enfant mort de convulsions.
2 accouchements prématurés au terme de 6 mois.
Grossesse actuelle, D.R. le 11 avril.
A l'examen la femme présente un mauvais état général : elle est très pâle (elle a été soignée antérieurement pour aortite).
Elle dit avoir eu des hémorragies dès le 5° mois de sa grossesse, puis, brusquement, dans la nuit du 1° au 2 novembre, une perte très abondante qui nécessite son admission dans le service.
Dans la journée du 2 novembre elle ne perd plus, puis à 19 h. elle fait une hémorragie très abondante suivie de shock.
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On lui fait alors 10 cm° d’huile éthérée camphrée, 500 cm° de sérum de Normet intraveineux. |
À l’examen on trouve une grossesse de 6 mois environ, une tête en bas mobile. Pas d’auscultation. Le col est perméable laissant pénétrer 2 doigts. On reconnaît ainsi un placenta prœvia-centro-partiel.
La femme continuant à perdre, on décide d’intervenir. Température 38°5.
Manœuvre de Simpson. Extraction par morcellement d’un fœtus pesant 900 gr. Placenta 290 gr.
Révision utérine et tamponnement intra-utérin car la femme continue à saigner. Ergotine, hypophyse, 500 cm° de sérum, huile camphrée, transfusion 400 gr.
Dans les jours qui suivent la femme fait une température qui oscille entre 39 et 40. Un grand frisson le 8 jour avec 6 à 41. Meurt chez elle quelques jours après.
Dans les 2 cas, la mort du fœtus, son petit volume, le fait qu’il s’agissait de grandes multipares, la nécessité d'intervenir vite, sont autant de facteurs qui ont autorisé le choix de cette méthode.
Dans le 2° cas, cependant, on peut se demander, étant donné les résultats, si une hystérectomie n’eût pas été préférable chez une femme qui présentait déjà une température à 38°5 avant l’intervention.
Il est juste de dire qu’on peut toujours hésiter à décider une opération aussi importante que l’hystérectomie chez une femme déjà en état de shock et qui, de plus, était atteinte d’aortite.
Dans les 4 cas qu’il nous reste à étudier, l’enfant était vivant avant le début de l'intervention. Pourquoi n'a-t-on pas fait une césarienne supra-symphysaire ?
Mme A. Victoire, 5° pare de 27 ans, entre au dortoir le 24 janvier 1928, au 7° mois de sa grossesse pour pertes sanguines,
4 grossesses normales avec enfants vivants.
Grossesse actuelle, D. R. le 12 juin.
Jusqu'au 14 février la femme présente, à de très nombreuses
Me (de
reprises, des hémorragies plus ou moins abondantes. A cette date elle entre en travail et perd très abondamment. L'enfant est vivant. La grossesse au 8° mois environ. La dilatation de 5r permet de sentir le placenta qui s’insère à droite et en . arrière : c’est un placenta centro-partiel.
On fait une césarienne vaginale.
Extraction d’un enfant vivant pesant 2.720 gr.
Placenta : 440 gr.
Suites normales.
Il s'agissait dans ce cas d’une grande multipare à parties molles très souples. La grossesse n’était qu’au terme de 8 mois et l'enfant ne semblait pas très gros. En outre, il s'agissait d’un placenta centro-partiel et on pouvait passer la main dans l’utérus pour faire la version sans trop dilacérer le placenta.
Mme D... Thérèse, 2° pare de 21 ans.
Une grossesse normale en 1928.
Grossesse actuelle, D. R. le 22 octobre. Est admise le 5 juin 1929 pour pertes sanguines apparues à À reprises successives depuis le 17 mai.
Le 13 juin après une nouvelle hémorragie très abondante les contractions utérines apparaissent.
La dilatation est de 2F et on sent partout le placenta. La tête est haute et mobile. L’auscultation positive, mais la grossesse est à peine de 7 mois 1/2.
Une nouvelle hémorragie apparaissant on décide d’intervenir et on fait une césarienne vaginale.
Extraction après version d’une fille ayant fait quelques inspirations et pesant 1.690 gr.
Délivrance artificielle immédiate.
Révision utérine.
Sérum intraveineux et sous-cutané.
Suites normales.
Mme Le D... Louise, 2° pare de 22 ans.
Une grossesse normale en 1930.
Grossesse actuelle, D.R. fin septembre.
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Est admise le 5 mai 1931 pour hémorragie.
La présentation est mobile, l’auscultation positive.
A travers le col perméable on sent des cotylédons.
Le lendemain il se produit une nouvelle hémorragie très abondante. Le pouls est petit et filant.
On pose un ballon de Champetier de 220 cm.
Dans l’après-midi expulsion du ballon. Quelques instants après on voit apparaître à la vulve des cotylédons presque immédiatement suivis de la présentation d’un siège décomplété.
Expulsion d’un fœtus mort-né pesant 1.590 gr.
Placenta : 320 gr.
Révision utérine.
Suites normales.
Dans ces 2 derniers cas l’enfant était loin du terme. Sa viabilité étant plus que douteuse, il semblait logique de s’en tenir à la voie basse.
Mme R.…. Juliette, 4° pare de 27 ans, est admise à la salle de travail le 19 mars 1930 pour hémorragie.
D.R. le 28 juillet.
Grossesse de 8 mois environ, tête mobile, auscultation positive. La dilatation de petite paume environ permet de sentir partout du placenta. La femme est dans un état si grave qu’on n’ose pas lui faire courir le risque d’une hystérectomie. Manœuvre de Simpson. Décollement du placenta. Extraction après version d’une fille vivante pesant 2.490 gr, ranimée après 10° de soins.
Placenta : 550 gr.
La femme présente un état de shock de plus en plus accentué, Sérum de Normet intraveineux. La femme ne saigne plus et ne semble pas avoir beaucoup perdu. Elle est plus shockée que saignée.
Décès de la femme 30° après l’opération.
Comme il s’agissait dans ce cas plus d’une question de shock que d’une question d'hémorragie, il est vraisemblable que la malade n'aurait pas plus supporté lhystérectomie qu’elle n’a supporté la
manœuvre de Simpson.
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