‹ Contribution À L'étude Du Traitement Par Voie Haute Dans Les Insertions Vicieuses Du PlacentaChapitre 6 sur 22 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Notre intention n’est pas de faire ici une revue générale des accidents liés à l'insertion vicieuse du placenta, ni des méthodes mises en œuvre pour y remédier.

Nous nous bornerons à étudier les différents cas d'insertion vicieuse relevés dans le service de M. le professeur Jeannin, à la Maternité de la Pitié, pendant ces six dernières années.

Nous avons tenu à limiter le champ de nos observations à un service déterminé, et si la période sur laquelle portent nos recherches se borne à un petit nombre d'années, du moins s’agira-t-il de cas suivis et souvent traités par les mêmes observateurs.

Ce n'est pas une statistique que nous voulons donner, mais les enseignements qu’on peut tirer des traitements qui ont été institués et dont nous avons pu juger les résultats.

De 1926 à 1931 nous avons pu réunir 75 observations.

Nous avons éliminé du cadre de la question tous les cas d'insertion vicieuse n'ayant donné lieu à aucun accident et dont le diagnostic n’a été fait rétrospectivement que par l'examen du placenta.

Nous avons éliminé encore les cas légers où les hémorragies peu importantes ont cédé à la simple rupture des membranes.

En réalité nous n’apportons ici que le welevé de cas, si l'on peut dire dystociques, cas toujours inquiétants et parfois graves, ayant nécessité une thérapeutique active. Sur ces 75 cas il y en eut cependant 12 dont les hémorragies cédèrent à la rupture des mem-

branes. Nous ne nous y arréterons pas et nous retiendrons essentiellement les 63 cas qui ont pu faire hésiter entre un traitement obstétrical actif et le traitement chirurgical. Si nous les faisons figurer cependant avec les autres c’est qu’ils ont donné lieu à des accidents sérieux, à des hésitations pour le traitement à mettre en œuvre.

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