OBSERVATION I
(Personnelle).
Prise dans le service de M. le Docteur Braquehaye. Hôpital civil.français de Tunis.
NMACPAGES 12206 ans!
En décembre 1907, le malade contracte une première blennorragie ayant duré environ quatre mois. Vers celte époque, C.…. a subi, dit-il, un traumatisme violent portant sur le testicule , gauche par suite d’une chute de motocyclelte. Quelques jours après, l’organe devient de plus en plus sensible, puis douloureux. Son médecin traitant constate que les lésions portent surtout sur l’épididyme et fait le diagnostic dépididymite blennorragique, dont la cause déterminante a été le traumatisme. C.. garde le lit jusqu'au 3 ou 4 janvier. Vers cette époque, il se lève, mais doit se recoucher trois ou quatre jours après, l’orchite ayant récidivé Température: 38 degrés le soir. Vers Ie 6 ou 7 février, la douleur cesse, mais l’organe restant loujours volumineux el très douloureux, le malade garde le lit jusqu’au 22 février, dale de sou entrée à l'hôpital.
A ce moment, la douleur n’est pas extrêmement vive; l'organe ] D
est très enflammé du côté gauche. Hydrocèle de la vaginale gauche. Du côté de la queue de l’épididyme, on trouve un noyau de la dimension d’une grosse noisette environ, qui paraît fluctuant. Toute la région circumvoisine est tuméfiée. Pas de température. Mais le malade est découragé. Il réclame à grands cris l'intervention qui le guérira, quelle qu'elle soit.
Le 22 au soir. 37 degrés. 1.
Le 23 au matin: 36,6.
ECS MATESONTEE O7 4
Opéré le 24 février 1912. La vaginale contient un liquide jaune pâle. Ses feuillets sont très épaissis. Entre l’épididyme et le teslicule, du pus verdâtre crémeux, ayant l’aspect du pus d’un écoulement blennorragique. Au-dessus de l’abcès, l’épididyme très tuméfié présente une sorte de caverne contenant un liquide caséeux offrant macroscopiquement les caractères bien nets d’une lésion tuberculeuse.
Drainage. Pansement sec.
l’épididyme reste gros et dur quelque temps encore. A chaque pansement, la gaze est souillée de pus sanguinolent.
Du 6 au 10 mars, le malade souffre beaucoup, et rien ne le calme. Température : le 9 au soir, 3898 ; le 10 au soir, 3906.
Le 11, l’état général s'améliore, du fait qu'un abcès assez volumineux s’est ouvert dans la nuit du côté de la tête de l’épididyme.
Le 16 mars, le malade se lève un peu. Etat général médiocre.
Le 2 mai, le malade est encore en traitement à l’hôpital. Il ne souffre plus. Ses lésions paraissent en voie d'amélioration, mais
il persiste encore une fistule qui mène sur la tête de l’épididyme.
Ce cas nous paraît nettement avoir débuté par une orchite blennorragique, sur laquelle se sont greffées des lésions tuberculeuses. Il est probable que si la lésion avait été traitée au début par l’incision, la résolution eût été beaucoup plus rapide et que l'infection ne se serait pas compliquée de tuberculose.