‹ Contribution à l'Étude du Traitement sanglant des Orchi-Épididymites BlennorragiquesChapitre 19 sur 25 · OBSERVATION III · texte numérisé non relu

OBSERVATION III

(Personnelle).

Prise dans le service de M. le Docteur Braquehaye. Hôpital civil français de Tunis.

R. E..., 23 ans, cultivateur, Manouba (Tunisie).

OH

Déjà soigné, il y a quatre ans, pour une blennorragie aiguë qui a guéri sans incidents en une vinglaine de jours, avec des lavages au permanganale.

Dans les premiers jours de janvier 1912, nouvelle blennorragie. Elle évolue sans trop de douleur; l'écoulement n'est pas trop abondant. Trois semaines plus (ard, le malade est pris subitement dune douleur à l’aîne gauche, particulièrement intense lorsqu'il palpe son testicule gauche. Dès lors, le malade s’alite. En (rois jours, le testicule devient volumineux et douloureux. Le scrotum est rouge.

Le 3 février, le malade entre à lhôpital français, dans le ser-

vice de Monsieur le Professeur Braquehaye.

Le 3 au soir: 38 degrés 2.

Le 4 au soir: 38 degrés.

Le 6 au soir: 37 degrés 6.

À ce moment, les douleurs sont très violernles, même au lit, et malgré une réfrigération locale intense. À la palpation, on constate du côté gauche de lœdème de la paroi des bourses ;. le testicule est normal et lépididyme présente vers la région de la queuc un noyau du volume d’une grosse noix, el extrêmement douloureux à la pression.

Ecoulement uréthral presque nul.

Opération le 7 février. Anesthésie générale au chlorure d’éthyle. Incision de quatre à cinq centimèlres au bistouri, jusqu'au noyau. Le nodule épididymaire est débridé à la sonde cannelée. Ecoulement de sang et de sérosité abondante. Dans le repli sous-épididymaire, on lrouve quelques gouttes de pus épais, phlegmoneux.

Drainage. Suture de la peau aux agrafes de Michel.

Dès le lendemain, toute douleur a disparu. L'élat général est devenu excellent. Le malade ne ressent plus cetle sensalion d’abattement qui lépuisail. La température qui, à vrai dire, n'avait Jamais élé très élevée (38 degrés 2), lombe à la normale en 48 heures, el s'y maintient jusqu’à la sortie du malade.

Dès le 11 février, la résolution du noyau esl presqu'achevée.

Le 12, le malade se lève et ne ressent ni gêne ni faligue. Le

Ad

16, on enlève les agrafes : réunion par première intention. Le 22, le malade quitte lFôpital complèlement guéri.

Enfin, 1e 10 mars, il nous a été donné de revoir le malade. Etat général excellent. L'écoulement uréthral s’est {ari. La résolution

du noyau épididymaire est telle qu'on aurait pu l’espérer après

de longs mois seulement de traitement médical. Il ne resle plus

que l’induralion de Ia cicatrice, mais aucun nodule dans lépi-

didyme lui-même.

OBSERVATION IV (Personnelle).

Prise dans le service de M. le Docteur Braquehaye.

Hôpital civil francais de Funis.

B..… Auguste, 42 ans, cultivateur à Protville (Tunisie).

À eu, en 1906, une première blennorragie qui a évolué en cinq mois, sans complications.

En 1908, deuxième blennorragie, qui a duré un mois environ.

Dans les premiers jours de décembre 1911, le malade contracte une troisième blennorragie qui évolue d’abord normalement ; pas {trop de douleur, écoulement moyen.

Quelques jours après, le malade souffre quelque peu d’une cystite légère. Toutefois, après huit ou 10 jours de lil, il reprend ses occupations. L’écoulement uréthral persiste. Le malade se soigne assez peu et assez mal, jusqu'au 18 février, date vers Îlaquelle il commence à ressentir des douleurs dans le testicule gauche.

Lc 26 février, il entre à l'hôpital.

Depuis huit jours environ, le malade est alité. Douleurs très violentes. Abailement. La température à atteint 38 degrés 7, le

2THévrier- aut-soir.

Aire

Le scrotum est rouge, distendu. La palpation révèle un noyau épididymaire très douloureux.

Opéré le 29 février par Monsieur le docteur Braquehaye. Incision au bistouri à la face antérieure de la bourse gauche, jusqu’à l'épididyme. La vaginale contient 50 ou 60 grammes d’un liquide jaune pâle. A signaler de l’inversion testiculaire antérieure.

Débridement à la sonde cannelée de plusieurs abcès pisiformes, el d'un foyer plus gros dans le repli sous-épididymaire, où l’on découvre quelques gouttes de pus. Drainage. Suture de la peau aux agrafes de Michel. Pansement sec.

Dès le lendemain, le malade ne souffre plus. La température tombe, un jour après, à 36 degrés 9. L’induration épididymaire disparaît assez vite pour que le malade se lève le cinquième ‘jour. Le 9 février, ablation des agrafes: réunion par première intention.

Le 15 mars, le malade a été revu. Etat général excellent. La résolution du noyau épididymaire paraît complète.

Il n'y a plus d’écoulement uréthral.

OBSERVATION V (Personnelle).

Prise dans le service de M. le Docteur Braquehaye. Hôpital civil français de Tunis.

B.. Valentin, 43 ans.

Entre à l'hôpital le 1er août 1911. Blennorragie depuis une quinzaine de jours. Une orchite droite s’est déclarée depuis cinq ou six jours environ. Douleurs violentes. Noyau épididymaire du volume d’une noisette. Température 38 degrés 4.

On soumet d’abord le malade au traitement classique : immobilisation du scrotum et réfrigération locale. Mais, deux semai-

nes après, il n’y a pas encore d'amélioration notable. Le ma-

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