MS DRE
lade s’impatiente. Il lui faut, à lout prix, dit-il, guérir de suite, car il doit partir bientôt en France rejoindre sa femme. Sur ses instances, Monsieur le docteur Braquehaye décide l'intervention sanglante.
Opéré le 21 août 1911. Anesthésie générale au chlorure d’éthyle. Incision de 5 centimètres environ, sur le bord externe de l'épididyme. Débridement à la sonde cannelée du noyau irduré, d’où lon voil sourdre quelques gouttes du pus. |
Drainage. Sutures, agrafes Michel. Pansement.
Dès le lendemain, la douleur a disparu. L'état général est si bon que le malade est autorisé à se lever dès le cinquième jour. Au septième jour, ablation des agrafes.
Le 31, le malade quitte l'hôpital complètement guéri. Il n’y a plus de point douloureux à la pression, et la résolution du noyau épididymaire est presqu’achevée.
OBSERVATION VI (Personnelle)
Prise dans le service de M. le Docteur Braquehayc. Hôpital civl français de Tunis.
GC Armand, :20: ans.
La blennorragie remonte à 15 jours environ. La couleur et l'écoulement sont assez légers au début pour que le malade continue à vaquer à ses occupations.
Huit jours plus tard, à la suite de certains exercices assez violents (skating), une orchite légère se déclare à gauche, mais le malade n’est pas encore forcé de s’aliter.
Trois jours après, l’affection s'étend du côté droit, mais cette fois les douleurs sont très violentes et le malade se décide à entrer à l’hôpital le 29 avril 1912.
Le scrotum est rouge et distendu, quelque peu œdématié.