‹ Contribution à l'Étude du Traitement sanglant des Orchi-Épididymites BlennorragiquesChapitre 5 sur 25 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Divers traitements classiques.

Les lésions de l’orchi-épididymite blennorragique étant des lésions bénignes, et non suivies d’autopsies, étaient incomplètement connues jusqu’à ces dernières années. Depuis qu’on a traité ces épididymites par l'intervention sanglante, quelques faits nouveaux sont venus compléter nos connaissances à ce sujet.

C’est ainsi que les auteurs classiques font du stade suppuratif de l’épididymite, une complication rare. « L’épididymile blennorragique suppure très rarement ». Telle est la formule courante. Dès lors, il est légitime de faire intervenir toute la thérapeutique classique, des moyens indirects, pour amener la résolution d’un foyer simplement congestif ou inflammatoire: pommades, résolutifs, révulsifs, compression sous les formes les plus variées.

Nous allons d’abord énumérer tous ces traitements, le plus souvent purement médicaux. Quelques praticiens, il est vrai, sont intervenus. Les uns ont basé leur technique insuffisante ou dangereuse, sur des idées théoriques le plus souvent fausses. D’autres ont opéré à la suite d’une erreur de diagnostic, parfois avec un résullat heureux.

Le nombre relativement considérable des moyens indi-

rects que nous allons énumérer n'indique point que nous n’ayons qu'à choisir dans un arsenal puissamment efficace, il est plutôt une preuve de l'insuffisance de ces moyens.

Mauriac, dans la discussion du 8 mai 1870 au Congrès de dermatologie, les juge ainsi: « Aucune des médications employées jusqu'ici ne diminue réellement la durée de l’orchite. »

De ces moyens, les uns veulent être pathogéniques, les autres sont plus modestement symptomatiques. D’autres, enfin, purement empiriques, ne se recummandent que par les bons résultats obtenus. Nous les énumèrerons dans cet ordre.

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