I. — Traitements pathogéniques
Dès 1852, Pirogoff ponctionnait le testicule pour diminuer la douleur. À cette époque, on pensait que la complication de la blennorragie siégeait dans le testicule. En 1864, Harry Smith, ayant cru par erreur à la présence d’un abcès dans le testicule, et ponctionné l’organe au bistouri, constate avec étonnement une sédation des symptômes, et réitère l'opération sur d’autres malades.
Pour Vidal de Cassis, lorchi-épididymite est une réaction parenchymateuse de la glande testiculaire, une hypertrophie de l'organe. Or, le testicule est bridé par une coque fibreuse inextensible, l’albuginée. Dès lors, pour lui, le traitement s'impose: « Je fais avorter cette orchite par le débridement du testicule... opération peu douloureuse... d’une complète innocuité..…., etc. ».
Salleron (1879), qui tenta deux fois cette intervention, vit chaque fois le testicule se vider. Nous croyons inutile d’entrer plus avant dans la discussion de ce procédé. Il n’est que la conséquence d'idées théoriques fausses, l’épididyme étant