‹ Contribution à l'Étude du Traitement sanglant des Orchi-Épididymites BlennorragiquesChapitre 8 sur 25 · II. — Traitements symptomatiques · texte numérisé non relu

II. — Traitements symptomatiques

Ils s’adressent tous à l’élément douleur, qui est le symptôme le plus pénible, et qui domine tout le tableau de l’orchite.

Ur des plus anciens traitements, et dans certains milieux encore, un des plus employés, a été l'application de sangsues sur le cordon. Après cette saignée locale, la douleur ldevient rapidement supportable, mais la marche ultérieure de l’affection n’est pas améliorée.

Nous ne citerons que pour mémoire les procédés tirés de la méthode révulsive, tels que les badigeonnages au chloroforme, ou à l’acide phénique, peu usités aujourd'hui, à cause de l'irritation qu'ils produisent. Les pommades les plus variées, dont une des plus en vogue est celle de Balzer el Lacour (gaïacol 5 gr., vaseline, 30 gr.). Un, deux ou trois hadigeonnages du scrotum suffisent, dit-on, à calmer la douleur, la fièvre et l’insomnie. Par malheur, le badigeonnage au ÿgaiacol amène souvent un léger érythème du scrotum qui devient sec et se fendille.

Ces moyens sont en somme moins rapides et plus incons- {ants dans leurs résultats.

Parmi les moyens physiques, on a eu recours successivement au Chaud, puis au froid.

Reclus recommande lapplication sur le scrotum de compresses d’eau chaude à 55 degrés. Les propriétés décongestionnantes de l’eau chaude sont bien connues, mais ce traitement, dit Sébileau, est d’une si grande sujétion, qu'il est pour ainsi dire impraticable.

La réfrigération locale est d’un maniement plus aisé. Les bourses étant relevées sur une planchelle, rien de plus facile que dy appliquer une vessie de glace préalablement entourée d’une ou deux épaisseurs de flanelle. Cette mé-

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dication, presque partout classique aujourd'hui, donne de bons résultats dans les cas bénins.

Au lieu de cette réfrigération locale continue, on a parfois employé le froïd'en application brusque et momentanée. Nous voulons parler du stypage au moyen de tampons d’ouate hydrophile, refroidis par un jet de quelques secondes de chlorure de méthyle. Mais ce traitement ne (doit être utilisé qu’une fois ou deux par jour, dans les cas graves. De plus, le danger de sphacèle local auquel expose cette médication, entre des mains peu expérimentées, l’a faite abandonner presque complètement.

HI. — Traitements empiriques.

Comme remèdes purement empiriques, citons encore les pommades au nitrate d'argent de Tzcinski, et les solutions au nitrate d'argent, dans l’éther nitrique alcoolisé de Parker.

On a tenté aussi d'utiliser les boues de Dax transportées. Elles nous paraissent d’une action un peu mystérieuse.

La compression des testicules sur la cuisse n'est à citer que pour mémoire, ainsi que l’immobilisation par une planchette, où avec un suspensoir, ou par d’autres procédés, moyens qui s'emploient en même temps que la plupart des autres méthodes dont nous venons de parler.

‘Le docteur Kônig a proposé récemment l'application de la bande élastique (méthode de Beer). « Le malade couché dans la position horizontale relève d'une main le testicule malade, tandis que de l’autre il abaisse le testicule sain. De cette façon, le cordon spermatique du côté atteint est facilement accessible. On l'entoure alors d’une couche de gaze, puis on établit la stase veineuse au moyen d'un tube de caoutchouc, que l’on fixe par une pince hémostatique. ».

L'auteur prétend que cette manœuvre est indolore. Nous

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