‹ Contribution à l'étude du traumatisme expérimental sur la région trochantérienneChapitre 18 sur 48 · LOTUS · texte numérisé non relu

LOTUS

Le trait de fracture côtoie ensuite la partie anterieure de la ‘base du petit trochanter, longe la lèvre interne de la crête intertrochantérienne postérieure, laisse en dehors la cavité digitale, gagne le bord supérieur du col et atteint le point initial.

Hanche droite. — Décubitus latéral. Chocs (dos de hache) au niveau du mamelon crural, à nu : {° fracture de la paroi de la cavité digitale ; 2 aplatissement du tiers postérieur de la face externe du grand trochanter et du mamelon crural, puis fracture du corps du fémur, oblique de haut en bas et d'avant en arrière, avec fissure spiroide sous-trochantérienne reliant cette fracture au foyer traumatique. La fracture a une longueur de 5 centimètres et demi; elle se termine à l’union du tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs de la diaphvse, à 10 centim. au-dessous du petit trochanter. Au sommet du fragment supérieur, situé sur le milleu de la face antérieure du fémur, juste au niveau du tubercule pétrochantérien, à 9 centimètres et demi de ce tubercule, aboutit une fissure. Cette fissure part du milieu du bord inférieur du grand trochanter, se dirige obliquement de haut en bas, d’arrière en avant et de dehors en dedans, contournant ainsi la face postérieure et externe de la diaphyse, son bord externe et la moitié externe de sa face antérieure pour aller se continuer avec la branche interne du fragment supérieur de la fracture diaphysaire. La fissure a la la forme d’un $ italique allongé, dont la courbure supérieure est à concavité regardant en haut et en avant, la courbure inférieure, à direction inverse, est très peu marquée. Longueur de la fissure : 8 centim. Éclat osseux losangique, antérieur, intermédiaire aux deux fragments, supérieur et inférieur, à grand axe vertical. À droite et à gauche, ligament rond et peloton adipeux préalablement enlevés ; cavité cotyloïde, rien.

ExPÉRIENCE n° 23. — Homme de 56 ans. Phtisie au 3° degré.

Hanche droite. — Décubitus latéral. Chocs (dos de hache) sur la face externe du grand trochanter, mise à nu : Fracture du

grand trochanter, fragmentation de la moitié supérieure de la portion osseuse répondant à l'angle fémoro-cervical puis fracture du col, à sa partie moyenne, dirigée de haut en bas et de dedans en dehors.

Hanche gauche. — Décubitus latéral. Chocs (dos de hache) au niveau du mamelon crural, à nu : Fracture spiroïde soustrochantérienne. Le trait de fracture part du milieu de la ligne intertrochantérienne antérieure, chemine le long de la face antérieure du fémur, à { centimère et demi du bord interne du fémur, et parallèlement à ce bord, suivant une longueur de 9 centim., puis se dévie pour aller gagner obliquement de haut en bas et de dehors en dedans le bord interne, à son interstice, à 7 centim. au-dessous du petit trochanter. Il remonte ensuite pour atteindre son point de départ, après avoir décrit une courbe à concavité regardant en dedans et contourné la face postérointerne, la ligne âpre, le bord externe et la moitié externe de la face antérieure du fémur. Foyer traumatique, fragmentation.

A droite et à gauche, ligament rond et peloton adipeux préalablement enlevés ; cavité cotyloïde, rien.

EXPÉRIENCE n° 24. — femme de 65 ans, en paraissant 75. Petite, maîgre. Cancer du sein droit.

Envahissement secondaire : foie, partie moyenne des deux fémurs, suivant une longueur de trois travers de doigt, tête huméraleet partie moyenne de l’humérus du côté droit. Rien dans la cavité cotyloïde. Fémurs légèrement incurvés à leur partie moyenne, fracture, à ce niveau, du fémur gauche, sang autour du foyer de la fracture, qui avait été causée par un mouvement brusque que fit la malade, au moment où l'infirmière, après avoir glissé ses bras sous les cuisses, se disposait à la soulever du lit. Pas d’eschare au sacrum, bien que la malade n’eût quitté le lit depuis deux années. Rien au ligament capsulaire. Ligaments - ronds papyracés, très friables. Dans l'articulation une cuillère à café de liquide jaunâtre, huileux.

Hanche gauche. — Décubitus latéral. Chocs (massue) légers au niveau du mamelon crural, à nu: Au troisième choc, on constate : 1° décollement du grand trochanter; 2° décollement de la crête intertrochantérienne postérieure; 3° fracture de la base du col exactement, avec écartement des fragments en avan& et tassement, en arrière du grand trochanter et de la portion contiguë du col. Noyaux cancéreux (noisette), partie supérieure et externe du col, crête intertrochantérienne postérieure, partie inférieure et externe du col.

Hanche droite. — Choc (massue) modéré sur la face externe du grand trochanter, mise à nu : Le premier choc (massue tombant de son propre poids, d'une hauteur de 20 centim.) détermine une fracture, à la moitié supérieure de la tête et intéressant aussi la moitié interne, à peine, du bord supérieur du col. Cette fracture, à la fois céphalique et cervicale, présente, en ayant, un écartement large de à millim. au niveau de la tête, de 3 millim. au niveau du col.

En arrière le trait de fracture est masqué par une bande de cartilage, au niveau de la tête, et par un lambeau de périoste. au niveau du col.

La plus grande épaisseur du tissu compact de la diaphyse, à 5 centim. au-dessous du petit trochanter, est de 3 millim. à peine. Extrémité supérieure du fémur droit détachée, trait de scie à 5 ceutim. au-dessous du trochantin; poids, 75 gr.

Musée Dupytren, pièce n° 196, fracture intra-capsulaire ; trait de scie à 9 centim. au-dessous du trochantin ; poids, 70 gr.

o EXPÉRIENCE n° 25. — Femme de 30 ans, brightique. Bronchiopneumonie post-partum.

Hanche droite. — Décubitus latéral. Chocs moyens (dos de hache) sur la face externe du grand trochanter, mise à nu : Après destruction du trochanter et du tiers supérieur de la por-tion osseuse répondant à l’angle fémoro-cervical, fracture passant par la base du grand trochanter et à 1 centim. au-dessus du petit trochanter. |

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