‹ Contribution à l'étude du traumatisme expérimental sur la région trochantérienneChapitre 20 sur 48 · ATEN RE · texte numérisé non relu

ATEN RE

4° La distance qui sépare le milieu de l'artère crurale (au niveau du pli inguinal) de la partie la plus externe du grand trochanter est de 7 centimètres et demi;

5° Le tubercule prétrochantérien et la partie inférieure de la symphyse du pubis sont situés sur le même plan transversal, perpendiculaire au plan médian du corps.

Quand on laisse le pied libre, il se place en rotation en dehors et l’on voit, en même temps, le grand trochanter se porter en arrière suivant une longueur de 2 à 3 centim. Quand on accentue la rotation en dehors du pied, déjà naturelle chez tout cadavre, quand on maintient le bord externe du pied en contact avec le plan horizontal, ce qui exige le déploiement d’une certaine force, on remarque les quatre phénomènes suivants :

1° Le genou se fléchit légèrement et la cuisse se porte en légère abduction;

2° Le ligament capsulaire se tend;

3° Le trochanter se porte encore en arrière (d’un cent. en plus);

4° Le borä antérieur du grand trochanter devient franchement externe.

Lorsqu’appuyant fortement sur le genou pour empêcher la légère flexion qu'il exécute quand on place le bord du pied en contact avec le plan horizontal, l’on cherche à mettre ce bord externe du pied dans la position ci-dessus indiquée, on constate que la moitié opposée du corps se trouve entraînée en haut et en dedans. Si on laisse le genou libre, l’autre moitié du corps reste immobile.

Incision de la capsule articulaire. La rotation en dehors (naturelle) du pied devient alors plus considérable. Lorsqu'on met le bord externe du pied en contact avec le plan horizontal, le genou ne se fléchit point.

RErFLExIONS. — Ces faits nous conduisent à penser que lorsque chez un individu que l’on soupçonne d’être atteint

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d'une fracture du col du fémur, on constate que la rotation en dehors complète du pied (bord externe touchant le plan du lit) est accompagnée d’une légère flexion du genou et de l’abduction de la cuisse, on est en droit de supposer l'intégrité du ligament capsulaire; il n’est pas déchiré. Si, au contraire, le bord externe du pied reposant sur un plan horizontal, on ne constate ni flexion du genou ni entrainement du bassin, du côté opposé on peut dire que le ligament capsulaire est intéressé.

L'arc de cercle que décrit le grand trochanter et celui que l’on fait décrire à l'extrémité inférieure du membre sont parallèles.

Le milieu del'artère fémorale, au niveau duplide laine, reposesurl’éminenceilio-pectinée et est situéà 13 millim. du bord tranchant du bourrelet cotyloïdien.

Le bord interne de l'artère, aplatie, est situé sur le plan vertical tangent au sommet de la tête fémorale.

EXPÉRIENCE n° 26. — Femme de 65 ans. Cachexie cardiaque.

Hanche droite. — Décubitus dorsal. Parties molles enlevées, sauf la capsule articulaire. Chocs (dos de hache) à plusieurs reprises sur le bord antérieur du grand trochanter et au niveau du tiers supérieur de la ligne intertrochantérienne antérieure. Après l’usage de forces supérieures à celles employées dans le cas où l’on frappe au niveau du mamelon crural, on obtient une fracture sous-trochantérienne, en V, à base supérieure et dont le sommet est situé à 37 millim. au-dessous du petit trochanter.

En haut, les branches da V se terminent toutes deux au même niveau, à 15 millim. au-dessous de la ligne intertrochantérienne antérieure; distantes l’une de l’autre de 2 centim. Le foyer traumatique est marqué par l'existence de deux

esquilles de la dimension d’une pièce de 50 centim. etenfoncées légèrement dans le tissu spongieux sous-jacent.

On constate aussi une fissure cervicale, partant de la parte postérieure et supérieure du col pour aller se terminer au ras du tubercule prétrochantérien après avoir parcouru, de bas en haut, de dedans en dehors et d'avant en arrière, la face postérieure et le bord supérieur du col. Les lèvres de cette fissure sont d'autant moins écartées qu’on s’avance davantage sur la partie antérieure du col.

Excavation, de la grosseur d'un haricot, occupant la partie inférieure et interne du col.

Ligament capsulaire intact.

Hanche gauche. — Décubitus latéral. Chocs (dos de hache) au niveau du mamelon crural, à nu. Aplatissement des trois quarts postérieurs du grand trochanter et du mamelon crural, puis fracture complète du col. Trait de fracture, naissant immédiatement en dehors du tubercule prétrochantérien longeant la lèvre externe du tiers supérieur de la ligne intertrochantérienne antérieure, coupant ensuite cette ligne, pour venir passer au-dessus du trochantin; il traverse ensuite la face postérieure du col, à { centim. en dedans de la crête intertrochantérienne postérieure, côtoie la cavité digitale et contourne le bord supérieur du col pour atteindre le point initial.

RÉFLEXIONS. .— Nous avons employé plus de force pour avoir la fracture en V du côté droit que pour obtenir la fracture du col, en frappant sur la partie postérieure du trochanter, du côté gauche.

Dans le premier cas, le col a résisté, en partie. Comme nous avions obtenu une fracture sous-trochantérienne, en V, à droite, après avoir frappé sur le bord antérieur du grand trochanter, il nous était permis de supposer, à fortiori, la production d'une fracture spiroïde sous-tro-

chantérienne en portant le choc sur la partie postérieure du grand trochanter ; or, le col seul à été rompu. Aussi, nous paraît-il juste de faire remarquer que le ligament capsulaire a dù jouer nn grand rôle dans la protection du col.

EXPÉRIENCE n° 27. — Fille de 9 ans. Pleurésie purulente gauche enkystée.

Hanche gauche. — Expériences, résultats, réflexions comme dans n° 15 g.

Trait de fracture passant au niveau de l’angle fémoro-cervical et juste au-dessus du petit trochanter.

Hanche droite. — Coupes.

EXPÉRIENCE n° 28. — Femme de 71 ans. Cachexie cardiaque.

Hanche gauche. — Décubitus latéral. Chocs (massue) au niveau du mamelon crural, à nu : 1° Décollement du grand trochanter. 2° Fracture pouvant être représentée par un plan passant par le milieu du bord antérieur du grand trochanter et à l’union du quart supérieur avec les trois quarts inférieurs du petit trochanter, et rasant la lèvre interne de la crête intertrochantérienne postérieure.

Hanche droite.— Décubitus latéral. Choës (massue) au niveau du mamelon crural, à nu. À la deuxième reprise, on entend un craquement sec, très fort. On ne remarque du côté de l’apophyse qu’une fissure partant de la partie interne et supérieure du mamelon crural, coupant la cavité digitale et gagnant la lèvre postérieure du bord antérieur du grand trochanter qu’elle longe . suivant une longueur de 2 centim. Mais il s'est produit une fracture fissuraire qu'on peut suivre ainsi : de la partie inférieure du mamelon crural, où elle prend naissance,eile gagne le corps du fémur dont elle suit obliquement de hauten bas,d’arrière

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en avant, et de dehors en dedans, la face postérieure et externe, le bord interne, la face antérieure pour atteindre l’interstice du bord interne de la diaphyse, à une distance de 5 centim. du trochantin.

De ce point, le trait fissuraire remonte verticalement le long de la face postérieure et interne du fémur, tout près du bord interne et parallèlement à ce bord, traverse verticalement la fossette prétrochantinienne, atteint le bord inférieur du col qu’il suit jusqu’à 1 centim. en dehors de la tête, puis se dévie, atteint la face postérieure du col qu'il longe obliquement de haut en bas et de dedans en dehors pour venir se terminer sur la crête intertrochantérienne postérieure, à 15 millim. au-dessous du mamelon cervical.

Nous avions cessé le choc au moment où nous perçûmes le craquement.

La crête intertrochantérienne postérieure empêche la fissure de faire un circuit complet: Cette fracture fissuraire est complètement analogue, dans sa direction. aux fractures spiroïdes sous-trochantériennes n° 60 g. et n° 32 d.

Articuiations, rien de particulier. Chaque diaphyse présente une incurvation très prononcée, dont la convexité regarde en avant et en dehors. +

Coupe du fémur droit, à 10 centim. au-dessous du trochantin. — Elle a la forme d’un triangle isocèle dont la base regarde directement en dedans. Du sommet au milieu de la base du triangle, 32 millim. Base 24 millim. Bord externe, épaisseur 10 millim., l'antérieur 9 millim. Ligne âpre très accusée.

EXPÉRIENCE n° 29. — Homme de 71 ans, grand, maigre. Bronchite.

Fémurs gros ; articulations, rien.

Hanche gauche. — Décubitus latéral. Chocs (massue) au niveau du mamelon crural, à nu : {° Fracture de la moitié postérieure du grand trochanter avec une partie de la crête inter-

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trochantérienne postérieure. 2 Fracture intertrochantérienne, passant en avant, immédiatement en dehors du tubercule prétrochantérien, puis au ras de la lèvre supérieure de la ligne intertrochantérienne antérieure, et, ensuite, à l'union du tiers supérieur avec les deux tiers inférieurs du petit trochanter, se dirige en arrière à { centim. au-dessous de la crête intertrochantérienne postérieure, coupe le bord postérieur du trochanter et la cavité digitale ainsi que la partie supérieure et externe du bord supérieur du col pour atteindre le tubercule prétrochantérien. 3° Fissure diaphysaire à peine perceptible, longue de 4 centim., issue de l'extrémité postérieure du bord inférieur du grand trochanter, et suivant obliquement de haut en bas, et d'avant en arrière, la face postérieure et externe du fémur et se terminant sur son bord externe.

Coupe du fémur à 8 centim. au-dessous du trochantin. — Épaisseur du tissu compact : bord externe 9 millim., interne 7 millim., postérieur, 8 millim., face antérieure 5 millim.

Fémur droit. — Voir Expérience n° 66.

ExPpÉRIENCE n° 30. — Homme de 23 ans. Tuberculose pulmonaire.

Hanche droite. — Décubitus latéral. Chocs (dos de hache) au niveau du mamelon crural, à nu: 1° Aplatissement, écrasement du tiers postérieur du grand trochanter et de la crête intertrochantérienne postérieure; 2° Fracture spiroïde soustrochantérienne. La ligne de fracture, antérieure ou oblique, à la forme d’un S italique très allongé, dont la courbure supérieure a sa Concavité regardant en haut et en dedans, et la courbure inférieure est à concavité regardant en bas et en dehors. Elle part du milieu de la face postéro-externe du fémur, à 4 centim. au-dessous du foyer traumatique, et se dirige obliquement en bas, en avant et en dedans, contournant ainsi la face postéro-externe, le bord externe et la face antérieure de la diaphyse pour atteindre, sur le bord interne de cette dernière,

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