DES NES
un point situé à 10 centim. au-dessous du petit trochanter. De là, part la ligne de fracture postérieure, qui chemine le long de la face postéro-interne, près de la ligne âpre, suivant une direction curviligne à concavité regardant en dedans et se termine à 2 centim. au-dessous du trochantin et à {5 millim. en dedans du point initial de la ligne antérieure.
Une fissure légèrement curviligne, à concavité dirigée en dehors, longue de 4 centim., unit Le foyer traumatique à l'origine du trait de fracture antérieur.
Longueur de la fracture, 9 centim.
Hanche gauche. — Décubitus latéral. Chocs (dos de hache) en partie sur la face externe du grand trochanter, en partie sur la face sous-jacente de la diaphyse.
A la deuxième reprise, on constate : 1° Une fracture dont le trait coupe le bord supérieur et la face externe du grand trochanter, à l'union du tiers antérieur avec les deux tiers postérieurs, contourne le bord externe de la diaphyse, atteint sa face antérieure où il se trouve situé à 3 centim. au-dessous de la ligne intertrochantérienne antérieure, la parcourt parallèlement à cette ligne, arrive sur le bord interne du fémur à 3 centim. au-dessous du niveau de la pointe du trochantin. De là, il remonte verticalement, traverse la fossette prétrochantinienne, passe au-dessus du petit trochanter, rase la lèvre interne de la crête intertrochantérienne postérieure, côtoie la cavité digitale pour arriver aussitôt à son point de départ.
2° Formation d’une grande esquille triangulaire, formée aux dépens de la face antérieure de la diaphyse et de son bord externe. La base de cette esquille, dirigée verticalement, parallèlement au bord externe, continue, pour ainsi dire, le trait de fracture précédent, à sa sortie du bord inférieur du grand trochanter. Longueur, 7 centimètres et demi. Le sommet de ce triangle touche le bord interne du fémur, à l'endroit même où se rencontrent les traits de fractures antérieur et postérieur du fragment sus-jacent, lequel comprend la tête, le col, le tiers antérieur du grand trochanter, une partie de la face antérieure
du corps du fémur et auquel adhère toute la masse du tissu spongieux appartenant à l'extrémité supérieure du fémur.
3° Autre fragment comprenant les deux tiers postérieurs du grand trochanter, toute la crête intertrochantérienne postérieureet le petit trochanter.
EXPERIENCE n° 31. — Femme de 83 ans, petite, maigre. . Cachexie sénile.
Rien de particulier dans les articulations, à part, du côté droit, une petite quantité de liquide épais, citrin. Os etligament capsulaire ont résisté à la torsion forcée du membre inférieur et à l'extension forcée.
Hanche gauche. — Décubitus latéral. Chocs (massue) sur la face externe du grand trochanter, mise à nu: {° Fracture du grand trochanter, trois fragments ; 2° Fracture du col. Trait de fracture partant en dedans du tubercule prétrochantérien, suit les trois quarts superieurs de la lèvre intérne de la ligne intertrochantantérienne, puis gagne la partie inférieure du col dont il contourne la portion moyenne,longe sa face postérieure,de haut en baset de dedans en dehors, traverse son bord supérieur pour atteindre le point initial.
Fissure semi-lunaire embrassant la partie inférieure du trochantin.
Hanche droite. — Chocs (massue) au niveau du mamelon crural.
1° Détachement du quart postérieur du grand trochanter.
2° Détachement du petit trochanter et de la crête intertrochantérienne postérieure, avec lamelles appartenant à la face postérieure du col et à la face postéro-interne de la diaphyse.
3° Fracture transversale de la diaphyse, à 3centim. au-dessous du trochantin.
ExPÉRIENCE n° 32. — Femme de 43 ans. Phtisie au 3° degré, œdème des membres inférieurs.
Fémurs petits. Tête fémorale de la grosseur d’une noix sèche.
Fémur gauche. — Détaché, mis en position, son extrémité tibiale reposant sur un plan horizontal résistant.
On frappe (dos de hache) sur la partie supérieure de la tête. Fracture intra-capsulaire du col, dirigée de haut en,bas. de dedans en dehors et d’arrière en avant.
Hanche droite. — Décubitus latéral. Chocs (dos de hache) sur la moitié postérieure de la face externe du grand trochanter, mise à nu : 1° Fracture du grand trochanter, deux fragments verticaux, puis bouillie ; 2° Fracture spiroïde sous-trochantérienne, spéciale qui a son analogue dans le n° 60 g.
Le trait de fracture descendant a une direction générale de haut en bas, mais se dirigeant successivement de dedans en dehors, d’arrière en avant et de dehors en dedans ; il se termine sur l’interstice du bord interne de la diaphyse à 7 centim. audessous du trochantin, après avoir longé la moitié externe de la face postérieure du col, coupé la crête intertrochantérienne à sa partie moyenne, franchi les branches de trifurcation de la ligne âpre,traverséla face postéro-externe du fémur, son bord externe et sa face antérieure. Letrait de fracture ascendant chemine le long de la face postérieure et interne de la diaphyse, traverse, en son milieu, la fossette prétrochantinienne, coupe le bord céphalo-trochantinien et traverse la moitié inférieure de la face postérieure du col pour atteindre le point initial du trait de fracture descendant ou oblique ou antérieur. Le petit trochanter fait partie du fragment inférieur. La ligne de fracturé descendante décritun arc d’hélice presque compiet. Longueur 13centim. La ligne ascendante ou pas d’hélice décrit une légère courbe à concavité regardant en avant. Sa longueur, 10 centim. Fracture, longueur 9 centim.
Ad Xi A
EXPÉRIENCE n° 33. — Homme de 71 ans. Tuberculose pulmonaîre, fémurs gros.
Hanche droite. — Décubitus latéral. Chocs sur la face externe du grand trochanter dénudée et recouverte d’aspérités osseuses. A la troisièmereprise, fracture du tiers postérieur du grand trochanter, et formation d’une esquille, formée par le quart antérieur du trochanter, le bord externe du fémur et une partie dela face antérieure et postéro-externe de la diaphyse.Elle a la forme d’un triangle dont le sommet est situé sur le bord extérieur du fémur à 8 centim. au-dessous du petit trochanter.
Pas de rupture ni au col ni à la diaphyse.
Coupe verticale et transversale de la tête fémorale.— La soudure épiphysaire est à 17 millim. du plan rasant le pourtour céphalique. A 11 centim. du bord inférieur du grand trochanter, le tissu compact du fémur mesure, en dehors, 11 millim.; en dedans, 8 ; en arrière, 13. (Bords.)
Hanche gauche. — Cadavre placé à terre, dans le décubitus latéral. Parties molles enlevées, sauf le ligament capsulaire, pas d’ostéophytes sur le grand trochanter.
Chute sur la face externe du grand trochanter, à nu, d'un poids de 20 kilogr. de la hauteur d’un mètre. À la quinzième reprise, après la réduction en bouillie de l’apophyse et le décollement de la crête intertrochantérienne postérieure, on obtient une fracture dont le trait passe sur le bord externe du fémur, à 3 centim. au-dessous du bord inférieur du trochanter, traverse la face antérieure du fémur, obliquement de bas en haut et de dehors en dedans, gagne la jonction du bord interne de la diaphyse et de la terminaison inférieure de la ligne intertrochantérienne antérieure, coupe, ensuite,obliquement de haut en bas et d'avant en arrière la fossette prétrochantinienne jusqu’au niveau de la partie inférieure et antérieure dutrochantin,remonte, longe la partie antérieure de cette éminence, atteint la face postérieure du col qu’elle longe au ras de la lèvre interne de la crête inter-
ee AR
trochantérienne postérieure, passe en dedans de la cavité digitale, coupe le bord supérieur et la face externe du grand trochanter près de leur terminaison antérieure, pour rejoindre le point initial sur le bord externe du fémur. Le fragment supérieur est continué à sa base, par une masse de tissu spongieux haute de 3 centim., large de 4 et longue de 7 et demi.
EXPÉRIENCE n° 34. — Homme 71 ans, petit maigre. Lésions mitrales. Accidents cardio-pulmonaires, pas d'ædème.
Hanche droite. — Cadavre placé à terre. Décubitus latéral. Parties molles enlevées sauf le ligament capsulaire. Chute de la hauteur d’un mètre d’un poids de 20 kilogr. sur la face externe du grand trochanter, à nu. À la sixième reprise, on perçoit un craquement osseux, très fort, accompagnant la production d’une fracture fissuraire complexe, ainsi composée : La fissure pert de l’angle antérieur et inférieur du grand trochanter et va gagner la ligne âpre après avoir traversé obliquement de haut en bas et d'avant en arrière, le bord externe et la face postéro-externe de la diaphyse. De ce point de la ligne âpre, à 3 centimètres et demi du petit trochanter, elle se porte vers cette éminence suivant une direction curviligne à concavité inférieure ; elle traverse le trochantin, en son milieu, et atteint la partie supérieure de la fossette prétrochantinienne en un point vers lequel convergent quatre fissures, l’une qui vient d’être décrite, une deuxième descendant d’abord obliquement en bas et en avant, passant au ras du tubercule prétrochantinien, puis traversant horizontalement la face antérieure du fémur pour se terminer sur la lèvre interne de son bord externe non loin de la première fissure ; une troisième fissure, légère, traverse la face antérieure du col et gagne le bord supérieur au ras de la tête fémorale ; la quatrième fissure, à peine marquée, coupe le bord céphalo-trochantinien, suit la moitié inférieure de la face postérieure du col à sa partie moyenne et finit au niveau d’une autre fissure qui va de la partie inférieure du mamelon