‹ Contribution à l'étude du traumatisme expérimental sur la région trochantérienneChapitre 24 sur 48 · RES · texte numérisé non relu

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rieure, et de 10 centim. de l’épine iliaque antérieure et inférieure. Ligament capsulaire, rien.

Cadavre placé dans le décubitus dorsal. Rotation en dehors forcée du membre inférieur, ligament capsulaire intact, pas de fracture. On incise presque totalement la capsule articulaire et les ligaments capsulaires; on laisse le faisceau supérieur de l'éventail fibreux ou faisceau ilio-prétrochantérien. Rotation en dehors forcée comme précédemment.

Résultat: craquement sec accompagnant la fracture par arrachement du tubercule prétrochantérien. Il est à noter que dans ce dernier cas, toute la violence traumatique engendrée par la rotation en dehors forcée s’est concentrée sur ce faisceau supérieur seul. Mais comme il est très résistant (épaisseur de 9 à 10 millim.) c’est le tubercule sur lequel il s'insère qui a cédé. Dans le premier cas toute la force traumatique avait été répartie sur une large surface de tissu fibreux résistant. Cavité cotyloïde intacte.

Hanche gauche. — Décubitus latéral. Chocs (massue) au niveau du mamelon crural, à nu. À la deuxième reprise, fracture spiroïde sous-trochantérienne avec fissure reliant cette fracture au foyer traumatique.

Trait de fracture partant du milieu de la face postérieure et externe de la diaphyse à 5 centim. du bord inférieur du grand trochanter, se dirigeant obliquement en bas en dedans et en avant, contournant la moitié antérieure de la face postérieure et extérieure, le bord externe et la face antérieure de la diaphyse, gagnant son bord interne à 8 centim. au-dessous du trochantin, de là, remontant le long de la face postérieure et interne du fémur, et, après un parcours de près de 5 centim.,. se déviant, coupant la ligne âpre pour gagner obliquement en haut et en avant le point initial.

Longueur de la fracture, 6 centim.

Fissure naissant de la partie inférieure du mamelon crural, se continuant avec la lèvre interne ou supérieure du trait de fracture descendant. Longueur, 6 centim. Peu marquée. Elle est plus perceptible inférieurement.

Le

Le foyer traumatique, mamelon erural et tiers postérieur de la face externe du trochanter, présente un léger écrasement osseux.

EXPÉRIENCE n° 37. — Femme de 43 ans. Phtisie au 3° degré.

Hanche gauche. — Cadavre placé à terre. Décubitus latéral. Chute, de la hauteur d'un mètre et demi, d’un poids de 20 kilogr. sur la face externe du grand trochanter, mise à nu : Au premier choc, fracture du grand trochanter en deux fragments verticaux. À la deuxième reprise le poids porte à faux et va fracturer l'os iliaque. Rien à la cavité cotyloïde.

Interposition d’une planchette entre la tête fémorale et la région cotyloïdienne. Choc (massue) sur la face externe du grand trochanter ; au premier choc, fracture intertrochanté rienne.

Trait de fracture longeant le bord inférieur de l’apophyse, et gagnant le tubercule prétrochantinien après avoir traversé, suivant une direction curviligne, la face antérieure de la diaphyse ; atteignant ensuite la partie inférieure de la fossette prétrochantinienne ; puis, remontant pour couper le petit trochanter à l’union de ses trois quarts supérieurs avec son quart inférieur, passant ensuite, en arrière, à { centim. au-dessous de la crête intertrochantérienne postérieure pour arriver sur la base du grand trochanter.

Hanche droite. — Décubitus latéral. Chocs (massue) sur la partie antérieure de la face externe du grand trochanter. Au premier choc, fracture du tiers postérieur du grand trochanter. Au troisième choc, esquilles appartenant à la partie antérieure du trochanter, à la ligne intertrochantérienne antérieure et à la face antérieure du fémur. Au quatrième choc, fracture spiroïde sous-trochantérienne.

Trait de fracture partant du foyer traumatique, du milieu de la face antérieure du fémur, traverse, obliquement de haut en bas, de dehors en dedans puis d'avant en arrière, la face anté-

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rieure, le bord interne de la diaphyse et sa face postérieure et interne où elle se termine tout près de la ligne âpre à 7 centimètres et demi au-dessous du petit trochanter. De là, il rejoint obliquement le point initial, après avoir contourné la face postérieure ét externe du fémur et coupé la ligne âpre.

Le trait de fracture oblique ou descendant à la forme d’un S italique allongé, dont la courbure supérieure est à sa concavité regardant en haut et en avant.

Le trait ascendant est formé par une seule ligne courbe à concavité regardant en bas et en dehors.

Longueur de la fracture, 8 centimètres et demie.

De chaque côté, ligament rond et peloton adipeux enlevés préalablement; cavité cotyloïde, rien.

ExPÉRIENCE n° 38. — Femme de 40 ans.Cancer utérin. Scoliose dorso-lombaire.

Hanche gauche. — Décubitus latéral. Ligament rond et peloton adipeux enlevés. Une cuillère à café de liquide citrin, visqueux dans l'articulation.

Chocs (massue) au niveau du mamelon crural, à nu.

A la troisième reprise, fracture du grand trochanter, trois fragments verticaux, le postérieur le plus volumineux.

À la cinquième reprise, fracture spiroïde sous-trochantérienne.

Trait de fracture partant en avant de l'angle inférieur et antérieur du grand trochanter, descendant sur la face antérieure du fémur, obliquement de haut en bas et de dehors en dedans pour gagner son bord interne à 4 centimètres et demi au-dessous du trochantin; de là, remontant suivant une ligne courbe intéressant la face postérieure et interne, la ligne âpre et la face postérieure et externe du fémur pour gagner le pointinitial. La ligne de fracture descendante a la forme d'un S italique allongé dont la courbure supérieure a sa concavité regardant en bas et en dehors, l’inférieure, en haut et en dedans.

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