DE
L’ascendante, curviligne, à concavité regardant en hauteten dedans.Longueur de la fracture, 7 centim.; cavité cotyloïde, rien.
Hanche droite. — Décubitus latéral. Ligament capsulaire intact. Chocs (massue) sur la face externe du grand trochanter, mise à nu.
Ici, le choc porte plutôt en avant.
À la troisième reprise, fracture du grand trochanter, trois fragments verticaux, le postérieur le plus volumineux.
A la quatrième reprise, fracture intertrochantérienne; trait passant au ras du bord inférieur du grand trochanter et de la partie supérieure du trochantin, et un peu au-dessous des lignes intertrochantériennes. Cavité cotyloïde, intäcte.
Ligament rond et peloton adipeux enlevés, on place à l’entrée de la cavité la tête d'un autre fémur de dimensions moindres. Chocs (massue) sur la face externe du grand trochanter.
A la troisième reprise, fracture de cette apophyse, deux fragments verticaux, égaux, et félure à l’arrière-fond de la cavité cotyloïide. FAT
Interposition d’une planchette entre la tête fémorale et la région cotyloïdienne.Choc(massue) au niveau del’angle fémorocervical, fracture nette du col tout près de sa base, et parallèlement à la base.
ExPÉRIENCE n° 39, — Femme de 81 ans, grande, forte.
Hanche droite. — Parties molles enlevées sauf la capsule, les ligaments articulaires.
Décubitus dorsal. Membre inférieur en extension complète. Le bassin du côté opposé, étant solidement maintenu immo. bile par un aide, nous exécutons la rotation en dehors forcée du membre inférieur. A la troisième tentative, nous entendons très nettement un craquement sec, occasionné par la rupture de la branche horizontale du pubis près de l'épine pubienne. Trait de fracture, passant immédiatement en dehors de l’épine du pubis, très obliquement dirigé de dedans en dehors et d'ar- M. 12
rière en avant. Cavité cotyloïde, symphyse du pubis, articulation coxo-fémorale, rien. Nous détachons le fémur dont l’extrémité supérieure est normale et nullement lésée. Nous plaçons la tête de ce fémur dans la cavité cotyloïde du n° 40 qui la reçoit exactement.
Il suffit d'un seul choc (massue) léger (on laisse pour ainsi dire retomber de lui-même l'agent traumatique de la hauteur de 40 centim.) sur la face externe du grand trochanter pour produire ces deux fractures (simultanément) :
1° Fracture du grand trochanter, trois fragments d’égale dimension, un antérieur, vertical; deux postérieurs, à grand diamètre antéro-postérieur, l’un supérieur et l’autre inférieur.
2° Fracture du col, à sa base, exactement; écartement de près de 1 centim. en avant, tassement osseux, sorte d'enfoncement ? du col dans le grand trochanter, en arrière.
Tête et diaphyse, rien.
Pas d’excavation dans l’intérieur de la tête, ni dans le col, mais le tissu spongieux se laisse entamer assez facilement par le bec de la sonde cannelée.
REÉFLExIONS. — En pratiquant la rotation en dehors forcée du membre inférieur, nous étions loin de nous attendre à un tel résultat : fracture du pubis.
L'extrémité supérieure du fémur que nous trouvions indemne devait-elle donc être bien tenace ? Nous venons de voir, au contraire, qu'elle s'est rompue en plusieurs endroits avec la plus grande facilité. Où trouver l’explication de cette résistance à la torsion forcée, de l’extrémité supérieure du fémur, alors que sa rupture a été si promptement déterminée par un traumatisme aussi léger, si ce n’est dans la force même, dans la ténacité du ligament capsulaire, ou encore dans son mode d’insertion ?