‹ Contribution à l'étude du traumatisme expérimental sur la région trochantérienneChapitre 5 sur 48 · UNE DÉFINITION · texte numérisé non relu

UNE DÉFINITION

Nous parlerons très souvent d'une fracture que nous désignons sousle nom de fracture spiroïde sous-trochantérienne. L'expression de — sous-trochantérienne — luiconvient, non pas précisément à cause du siège qu’elle occupe (tiers supérieur du fémur ou partie sous-trochantérienne de la diaphyse), mais bien parce qu’elle est sous la dépendance d’un traumatisme trochantérien. L'emploi de l'épithète « spiroïde » est justifié par la forme même de la ligne antérieure ou descendante de la fracture, qui est celle d’un arc d’hélice. L'hélice est la courbe continue tracée sur la surface convexe d'un cylindre. Chacun des arcs d’hélice qui font le tour entier du cylindre se nomme spire.

On appelle pas de l’hélice la portion de la génératrice comprise entre les extrémités d’une spire. La génératrice est la ligne verticale, située sur la face externe du cylindre et parallèle à l’axe de ce cylindre, sur laquelle commencent et finissent les arcs d'hélice. Dans le cas type de nos fractures spiroïdes sous-trochantériennes, la spire (arc de l’hélice) est représentée par la ligne de fracture descendante ou antérieure, tandis que le pas de l’hélice répond à la ligne de fracture postérieure ou ascendante. La génératrice correspondrait à la ligne verticale passant par le foyer traumatique et l'angle formé par la rencontre

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des deux lignes de la fracture (pointe du fragment supérieur ou trochantérien). Mais la ligne descendante fait rarement, exceptionnellement, un tour de spire complet. Nous n'avons vu qu'un exemple très net d'une ligne descendante décrivant une spire complète autour du fémur (Musée Dupuytren, pièce n° 165; Catalogue du musée, texte I, p. 166).

Avant d'entrer dans l'étude de notre sujet, nous tenons à remercier M. le professeur Tillaux, de l'honneur qu il nous fait d'accepter la présidence de notre thèse.

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