‹ Contribution à l'étude du trisyndrome de MilianChapitre 10 sur 33 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C’est Milian qui, le premier, en 1928, décrit une maladie

cyclique, tri-symptomatique, probablement infectieuse. Il en

donne les principaux caractères cliniques, les aspects anatomo-

pathologiques et il en précise la pathogénie au cours d’une série

de travaux parus dans la Revue Française de Dermatologie et

de Vénéréologie. Depuis, L. Périn revient sur cette affection en décrivant de nouveau la maladie éruptive tri-symptomatique à évolution cyclique, Trisyndrome ou Maladie de Milian.

Surtout, lors‘de cette récente étude (1934), il insiste sur l’existence de formes cliniques particulières, sur le diagnostic différentiel, la pathogénie et le traitement de ce nouveau groupe

dermatologique qui ne doit pas être confondu avec l’eczéma

aigu, l’érythrodermie exfoliante, les éruptions dites séborrhéiques, les dermites artificielles ou médicamenteuses.

Ce sera par l’accumulation de nouvelles observations qu'on arrivera à préciser la pathogénie de cette affection, qui mérite de retenir l’attention des dermatologistes et des médecins par ses caractères très particuliers et par sa fréquence. *

ETIOLOGIE

Le Trisyndrome de Milian est une affection relativement fréquente qui atteint les deux sexes, avec, peut-être, une légère prédominance chez l’homme (six observations chez l’homme, quatre observations chez la femme, d’après la statistique de Milian). Il apparaît surtout au cours de l’adolescence et de l’âge adulte. Cependant, on peut l’observer chez l’enfant et chez le vieillard.

Une des particularités étiologiques les plus caractéristiques

est l’existence presque constante d’une porte d’entrée qui sert de point de départ à l’affection.

Le début de nos observations a été marqué, suivant les cas, soit par un impétigo, soit par une plaie infectée, soit par un eczéma infecté, soit par une dermite secondaire à une piqûre d’insecte, soit par une dermite médicamenteuse, soit enfin par une angine.

Le mode de début de l'affection, son évolution cyclique, la fréquence de séquelles infectieuses, telles que furoncles, pityriasis, abcès tubéreux, impétigo, etc, sont des arguments en faveur de sa nature infectieuse et permettent de le considérer comme une véritable maladie éruptive.

L'agent de cette infection semble être le streptocoque. Une série d'arguments militent en faveur de cette hypothèse

— apparition du Trisyndrome à la suite d’un impétigo streptococcique, d’une angine à streptocoques, etc...;

-— présence du streptocoque cons statée dans les médaillons, | dans les nappes érythémato- œdémateuses et dans les vésicules | de dysidrose ; Re.

— résultat positif des adobe aux lysats strep=. tococciques cheziles DER atteints de Trisyndrome ; ex

— terminaison de l'affection par une desquamation pitvria sique dont la nature est le plus souvent: streptococcique (Sabou- ,raud). » Te ; AC PPT

I existe là un STAPS de faits ré sellement nn quis it

par leur réunion, constituent des arguments solides en MoN À

de la nature streptococcique du Trisyndrome. Fe

On peut se demander si la propagation de l'éruption | se + fait par une voie endogène ou exogène. Mais nous en sommes réduits, sur ce point, à des hypothèses. AE ;

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