‹ Contribution à l'étude du trisyndrome de MilianChapitre 21 sur 33 · LE LAS ON TI · texte numérisé non relu

LE LAS ON TI

« plaque d’eczéma » à la paume de la main droite, puis la lésion initiale s’est allongée et est devenue légèrement prurigineuse. De nouveaux éléments sont apparus aux bourses et en d’autres parties du corps. .

Le malade présente des antécédents spécifiques : chancre du fourreau de la verge, il y a dix ans, avec ultra et B.-W. positifs. Traité par Novar et Quimby, les analyses du sang postérieures ont toujours été négatives pendant quatre ans. Depuis six ans, on a arrêté tout traitement et des analyses du sang trimestrielles se sont révélées toujours négatives. Il y a un an, il a eu une perte de connaissance ; hospitalisé à Lariboisière, on a parlé de neurasthénie (?). Il y a trois mois : asthénie, changement du caractère, anxiété, avec idées de remords. Mais pas d’amnésie, pas d’idées absurdes. Il va consulter à l’hôpital de Toulouse, où on fait une prise de sang avec résultat négatif.

Marié depuis sept ans, sa femme ne présente aucun accident, sauf céphalées fréquentes. Pas d’enfants. A l’entrée à l’hôpital, son B.-W. était négatif ; ni sucre, ni albumine dans les urines.

À l’examen, on constate :

Membre supérieur gauche : série de vésicules profondes dysidrosiformes à la main. Rougeur et nappe érythémato-ædémateuse sur le dos de la main, où il existe aussi deux grosses bulles purulentes. Rougeur diffuse de l’avant-bras en nappe, s'étendant sur la face interne du bras. Dans l’aisselle du même côté on trouve

une large nappe érythémateuse.

Membre supérieur droit : les lésions sont à peu près analogues à celles du côté gauche, mais ici on trouve, au bras, une large nappe érythémateuse et, à la paume de la maïn, une desquamation kératosique.

Sur l’abdomen : on voit une série de médaillons parakératosiques à centre jaunâtre, légèrement squameux comme on en voit dans le pityriasis rosé. Par places, on distingue de larges placards érythémateux résultant de la confluence des médaillons.

Dans la région inguino-scrotale, on voit une nappe érythémateuse un peu folliculaire à contours émiettés.

Sur les membres inférieurs, on constate quelques taches érythémateuses avec un prurit intense. Rien aux pieds.

Le 20 avril, l’atteinte des régions inguinale et axillaire fait penser à l’origine mycosique de ce Trisyndrome, mais l’examen

direct des régions inguinales, axillaires, digitales et des plis des coudes n’a montré aucun champignon.

Le 22 avril, Véruption disparaît progressivement avec le traitement au glycérolé d’amidon.

Le 24 avril, il ne reste plus que quelques éléments disséminés . un peu partout.

Le 26 avril, on voit apparaître de petits furoncles sur l’abdomen. Le 1% mai, furoncele de l’aisselle gauche.

Le 3 mai, folliculite sur le tronc et les cuisses. Mise au traitement par l’acide phosphorique (LX gouttes par jour).

Le 7 mai, l’éruption a disparu, mais il reste comme séquelle des abcès tubéreux de l’aisselle gauche et quelques petits furoncles disséminés.

Le malade sort le 25 mai, complètement guéri de l’éruption et de ses séquelles. Son poids était de 65 kilogs à l’entrée, il est de 64 kilogs à la sortie.

Observation XV. — D. Georgette, 29 ans, entre salle Henri IV,

le 31 mai, pour une éruption survenue au cours d’un traitement à la Chrysalbine.

La malade, sujette à la bronchite chronique, aurait eu, en février dernier, une pleurésie (?) qui aurait guéri au milieu d’avril. Pleurésie gauche qui n’aurait pas été ponctionnée. La température serait montée jusqu’à 40°.

Quoi qu’il en soit, la malade a été mise à la Chrysalbine, au début de mars et a reçu une série d’injections à doses croissantes : 0,05 ; 0,10 ; 0,10 ; 0,15 ; 0,20 ; 0,25 ; 0,25 ; 0,25. C’est après la cinquième injection (0,20) que l’éruption est apparue. A l’entrée, il n’y avait ni sucre ni albumine dans les urines. B.-W. négatif.

Actuellement les lésions occupent :

Les membres supérieurs : rougeur à peu près uniforme sur la face postérieure du bras et de l’avant-bras droit, sur laquelle on note une énorme confluence de vésicules. La face antérieure des bras et avant-bras est occupée par des nappes érythémato-æœdéma-

teuses. Il y a là un gonflement qui se rapproche plus du Trisyndrome que de l’érythrodermie vésiculo-ædémateuse.

Le long de la face interne des doigts on trouve de nombreuses

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