PEN PES
à foyers disséminés, siégeant dans le poumon droit, la sonorilé exagérée ne semble pas aussi rigoureusement localisée. Elle apparaît de préférence autour des différents foyers. De nouvelles recherches nous paraissent nécessaires pour élucider ce point, nous n'avons pas eu l'occasion d'observer dans ces derniers temps de peumonie tuberculeuse droite; il est permis de supposer à priori que la localisal'on de la sonorité tympanique sushépatique s’y retrouve. Dans la tuberculose vulgaire, au contraire, il y a de la souorité exagérée autour des lésions ellesmêmes. -
Quant à la congestion pulmonaire droite, elle ne produit les mêmes résultats que la pneumonie que dans les cas où l'exsudat alvéolaire supprime complètement la fonction respiratoire dans un lobe ou une portion d’un iobe. C’est ce qui devait exister dans l'observation vi, où, au fond, la congestion pulmonaire qui avait évolué avec l'appareil symptomatique de la pneumonie ne fut certainement que le premier stade de cette dernière, arrêtée dans son évolution. Dans la congestion pulmonaire due à la stase sanguine, il ne se produit rien de semblable.
Reste à trouver l'interprétation et la signification de ce phénomène. Bien que malheureusement nous n'ayons pu faire aucune autopsie, nous pouvons déduire des manifestations cliniques et de ce qui se passe dans d’autres affections, la pleurésie entre autres, que cette sonorité tympanique reconnait pour cause un emphysème aigu du poumon. Ilest bien démontré que, lorsque une partie du poumon est fonctionnellement supprimée, les portions restées saines sont chargées de la remplacer et supportent double travail: ce qui se traduit par l'ampliation alvéolaire exagérée. Le mécanisme nous en est connu: nous l’avons fait voir déjà à propos de la broncho-pneumonie. Tei, comme dans cette affection, l’emphysème est dit compensateur supplémentaire, vicariant. D'ailleurs, la marche même de cette manifestation de la pneumonie indique suffisamment sa nature,
goes Le tympanisme apparaît au moment même où l'exsudat se forme dans les alvéoles , il augmente à mesure que s'accroît l'exsudat ; il diminue enfin quand les parties infiltrées redeviennent perméables à l'air. S'il persiste parfois un peu après, les choses ne restent pas toujours en cet état, et au bout de quelques jours tout rentre dans l’ordre.
[est moins facile d'expliquer cette localisation juste au dessus du foie. La seule raison qu'on en puisse donner nous parait être la suivante, C’est au niveau de la partie inférieure de la cage thoracique que le maximum d’ampliation se rencontre, que le jeu des côtes est le plus développé en vertu de leur insertion plus oblique à la colonne vertébrale, et de lenr indépendance presque complète d’avec le sternum.
Pourquoi le phénomène ne se produit-il qu'à droite. Parce que de ce côté là, le poumon, augmenté de volume du fait de l’inflammation, est gêné dans son ampliation, par le voisinage du foie qui conslitue une masse trop résistante.
Première observation.
X..., femme, âgée de 59 ans. Antécédents : dyspeptique, probablement par alcoolisme.
24 avril. Se sent mal à l'aise, courbaturée.
25. Frissons multiples, mais sans grande intensité. Puis, mouvement fébrile, douleur violente au côté gauche, à forme de névralgie intercostale. Dyspnée. Pas de toux. Quelques crachats muqueux.
À Pauscultation, obscurité de la respiration, surtout à gauche. Quelques râles sibilants, rares, disséminés.
27. Persistance des mêmes phénomènes. Diarrhée jaunâtre, fétide. Langue sèche, Mêmes phénomènes à la poitrine, mais douleur un peu calmée.