ET
Il était intéressant de rechercher si, en outre d2 ces modifications de la percussion, la zone sus-hépatique présente dans la pneumonie droite d'autres phénomènes stéthoscopiques. C'est ce que nous avons fait. Nous avons comparé par la palpation, les vibrations vocales du côté droit à celles du côlé gauche, il ne nous à pas paru qu'il y eût une exagération parallèle à l'exagération du son révélée par la pércussion. Les vibrations de la cage thoracique étaient plus intenses à droite qu'à gauche, mais on sait que c’est la règle dans l'état de santé, et nous ne croyons pas pouvoir dire que l’état normal ait été modifié en quoi que ce soit. L’auscultation a été plus instructive. La modification principale porte sur l'inspiration, qui est rude, parfois soufflante et humée. L’expiration est un peu prolongée, mais ce caractère n’est pas aussi saillant que le premier, qui passerait difficilement inaperçu. Phénomène essentiel à noter : H n’va pas, en outre, des altérations de la qualité du murmure vésiculaire, de signes morbides surajoutés comme des râles bronchiques ou crép tants. ;
Dans les cas où nous avons constalé des rôles sibilants ou sonores, dans la zone du tympanisme sus-hépatique, ils existaient également dans les autres parties du poumon et étaient simplement l'expression de la bronchite concomitante de la pneu- .monie, En aucune circonstance, nous n'avons vu un foyer pneumonique évoluer dans la région sus-hépatique présentant la sonorité exagérée sous l'influence de l’inflammation d’un autre point du poumon droit, nous prévenons donc l'objection qui pourrait nous être faite, que dans nos observations Je (ympanisme sus-hépatique précédait un nouveau foyer de pneumonie. C'est dans la pneumonie lobaire et la broncho-pneumonie à forme pseudo-lobaire que nous avons observé ce signe dans toute sa netteté. Il faut, pour que celui-ci apparaisse, qu'une certaine portion du poumon soit totalement obstruée par l'exsucat inflammatoire et privée d'air. Dans la broncho-pneumonie