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| Jamais elle n’a pu, comme ses frèreet sœur, vaquer aux travaux des champs.
La menstruation s’est établie régulièrement en 1874 {elle avait 15 ans); les règles duraient deux jours, elle perdait rarement en . blanc dans leur intervalle et, à pariir de ce moment, la santé devint meilleure; des étourdissements fréquents, jusque-là, disparurent.
En mars 1879, la santé est de nouveau ébranlée, douleurs en ceinture, douleurs lombaires, pesanteur dans le bas-ventre, urines foncées, sédimenteuses, pertes blanches, pas d’appétit, impossibilité de rester longtemps assise.
En juillet 1879, peu d'amélioration dans cet état et cependant cette jeune fille se marie.
Les premiers rapports sont très douloureux et très difficiles.
Le lendemain cependant il ne se manifeste rien d’extraordinaire du côté des organes génilo-urinaires, malgré une longue course à pied. |
Le jour suivant, après une nouvelle promenade aussi longue que la première et de nouveaux rapports sexuels plus pénibles encore que les précédents, cette femme est prise de douleurs intenses dans le bas-ventre et forcée de se mettre au lit, il survient du ténesme vésical, la miction est fréquente et peu abondante, l’urine couleur brique.
Elle reste trois jours dans cet état, les douleurs en urinant sont intolérables et s’irradient aux flancs et aux lombes.
. Un médecin est appelé, qui prescrit des sangsues sur le basventre, des frictions avec une pommäde calmante sur la même région, des cataplasmes laudanisés et des grands bains.
La douleur uréthrale que la malade comparait au passage d’un fer rouge, diminue notablement, mais non complètement, il reste de la cuisson en urinant, le sommeil est mauvais, la marche difficile, chaque pas réveille à ce point la douleur par l'ébranlement, que la malade ne peut sortir sans soutenir et comprimer la vulve avec la main, Inutile d'ajouter que les rapports sont complèlement impossibles.
C'est à cette époque, au mois de septembre, que celle femme vint me consulter; la face est pâle, il existe un léger souffle à la base du cœur et dans les vaisseaux du cou, néanmoins l’état général n’est pas mauvais.
Le24 septembre 1879, j'examine la malade.