INTRODUCTION
Nous avons eu l'occasion, pendant nos années d’externat, d'examiner, d'observer un certain nombre d'épileptiques. Notre attention a été surtout portée vers l'étude des formes frustes de lépilepsie, variétés dont la recherche et la mise en lumière constitue pour une grande part l'intérêt clinique de cette névrose. Nous n'avons pas l'intention de disserter sur la longue théorie des formes spéciales précitées; les modestes proportions que nous avons donné à notre travail ne nous permettent pas de nous étendre outre mesure; nous voulons simplement rapporter, dans notre thèse inaugurale, les résultats de quelques observations touchant une forme particulière d’épilepsie : le vertige.
Nous diviserons notre sujet en plusieurs paragraphes ; après avoir exposé, aussi schématiquement, aussi brièvement que possible ce qu'est l'attaque d’épilepsie franche, nous montrerons qu'à côté se développent concurremment d'autres modalités de cette né-
Det
vrose tout aussi intéressantes à passer en revue. Ceci sera bref, rapide, car nous tenons à arriver au cœur même de notre question. On a appelé ces formes frustes de l’épilepsie larvée : du vertige épileptique ; nous nous efforcerons de prouver que cette appellation est défectueuse, qu'il faut en revenir au terme d'épilepsie fruste et qu'il y a enfin, dans l’épilepsie, du vertige vrai qui, lui, mérite plus justement et « seul », le titre : vertige épileptique.
Jusqu'ici, ce vertige a fait l’objet de nombreux travaux ; mais, nous devons l'avouer, faute d'une entente parfaite sur le sens précis de cette modalité clinique, il ne nous a pas toujours été possible de trouver des appuis à la thèse que nous défendons; aussi verronsnous dans le courant de notre exposé, quelles sont les raisons qui nous ont déterminé à élaguer nombre d’observations dans lesquelles la description du symptôme vertige n'était pas même ébauchée.
Mais, avant d'aborder notre sujet, nous tenons à acquitter des dettes de reconnaissance. Nous sommes heureux de nous rappeler les leçons des maîtres dont nous avons eu le bonheur d’être l'élève : MM. les professeurs Peyrot, Gilbert, Dieulafoy, Duplay, MM. les docteurs Kahn, Appert, Gandy, Cazin, Mathieu, Darier. À tous, de grand éœur, nous disons merci et nous les prions de bien vouloir accepter nos sincères remerciements pour leurs savants enseignements.
Mais notre très grande gratitude va tout particulièrement vers M. le professeur Dieulafoy. Nous n'oublions pas que c'est dans son service, à l'Hôtel-Dieu,
que nous avons fait nos premières armes ; qu'il veuille bien nous permettre de lui apporter iei le témoignage bien faible de notre affectueux dévouement et de notre reconnaissance pour la bienveillance avec laquelle il nous à toujours dirigé dans lecours de nos études.
Nous le remercions également pour le très grand honneur qu'il nous a fait en acceptant la présidence de notre thèse.
En un mot, à tous ceux qui ont facilité nos études : merci.