SANT I
somnolence, de la frilosité et des troubles MOTE principalement de la constipation.
Chez notre malade, on a bien trouvé des lésions histologiques du corps thyroïde dont la signification n’a pu être précisée, mais qui semblent indiquer pourtant un certain degré d'insuffisance de cet organe. Cependant; il n’y avait cliniquement aucun signe net d'insuffisance thyroïdienne. Il y eut bien une chute de cheveux abondante, mais celle-ci ne se maintint point et elle fut suivie d’une exagération de tout le: système pileux. Le traitement opothérapique, administré, il est vrai, pendant peu de temps, n’amena aucune amélioration. D'ailleurs, l'atteinte au corps thyroïde ne saurait expliquer à elle seuie le développement d’une obésité aussi rapidement mortelle que celle de notre malade.
On connaît plusieurs variétés d’obésités graves, qui peuvent amener la mort en un temps restreint. Elles sont provoquées par des tumeurs qui siègent au niveau d'organes importants ; elles peuvent s'accompagner de signes très caractéristiques, dont l'existence permet de porter un diagnostic exact.
L'OBÉSITÉ HYPOPHYSAIRE
Les lésions de l'hypophyse ou du voisinage peivent être à l’origine d’une adiposité considérable et sénéralisée.
Elles sont susceptibles d'entraîner en même temps un grave symplôme, dont lFapparition réa-
lise le syndrome adiposo-génital de Babinski-Frôhlich : c'est l'atrophie des organes génitaux dont le ionctionnement est profondément troublé. La présence d’une tumeur intra-cranienne peut se manifester par les signes habituels d’hypertension ainsi que par de l'hémianopsie ou par d’autres signes oculaires qui sont dus à des compressions de voisinage. | Quelquefois, une polyurie abondante, de la glycosurie et même de Facromégalie confirment 1a présence d’une tumeur de l’hypophyse que lon cherche toujours à vérifier par une radiographie du crâne qui montre des déformations caractéristiques de la selle turcique.
On aurait pu penser, cliniquement, à cause de la cessation absolue des règles, à un syndrome adiposo-génital. Cependant il n’y avait aucun autre signe hypophysaire, aucun signe de compression intracranienne, en dehors des maux de tête dont ia malade s'était plainte pendant quelques jours. Il n°y avait point, notamment, de signes oculaires, ainsi que l'avait montré l'examen des yeux.
Enfin, il n’y avait aucune altération histologique de l’hypophyse. Le rôle de cette glande devait être écarté : elle n’avait pu, au moins à elle seule, provoquer le syndrome mortel dont nous avons exposé les phases.
L'OBÉSITÉ ÉPIPHYSAIRE
Nous ne nous arrêterons point longtemps à propos de notre observation, à discuter certaines va-
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riétés rares d’adiposité, comme celle qui peut résulter des tumeurs de la glande pinéale.
Cette forme ne se voit guère que chez des jeunes garçons, âgés le plus souvent de moins de douse ans, qui présentent une forte obésité, de l'hydrocéphalie et un développement très précoce des organés génitaux.