SANTE
lement une surcharge graisseuse importante. Le rein est cadavérique et l’on n’y observe aucune altération notable. L'utérus ne présente aucune particularité.
3) Les organes à fonction endocrine.
Sauf le corps thyroïde, les autres organes à fonction endocrine ne présentent guère d'anomalies : Sur le pancréas, on remarque de larges plages vacuolaires. Au niveau des lobules qui sont le mieux conservés, la richesse en îlots de Langerhans paraît à peu près normale.
La rate est du type cardiaque avec grosse congestion. Les corpuscules de Malpighi sont assez altérés. Il n’y a pas de macrophages chargés de pigments.
Les ovaires sont scléro-kystiques.
Le lobe postérieur de l’hypophyse ne présente rien de particulier. On ne trouve pas de lobe moyen bien net. Le lobe antérieur a des vaisseaux très nombreux et très gorgés de sang. Il est peu développé et contient assez peu d’acini. L’architecture est alvéolaire et, dans les alvéoles, il n’y a pas de colloïde ; les cellules chromophiles y sont peu colorées. On n’observe aucune formation surrénale.
Sur le corps thyroïde, les vésicules sont groupées par petits îlots comprenant chacun une dizaine de vésicules, parfois moins. Ils sont séparés les uns des autres par un stroma extrêmement lâche. On a l’impression que tout est dissocié par des nappes œdémateuses et que beaucoup de vésicules ne sont plus au contact des capillaires péri-vésiculaires.
Prises en elles-mêmes, les vésicules sont de taille inégale, souvent volumineuses, bourrées de colloïde, qui, sur une coloration à l’hématéine-éosine, est franchement éosinophile. Par contre, sur un trichome hématéïne-éosine-vert lumière, cette colloïde, partout dense, est assez peu éosinophile et presque partout teintée par le vert.
En certains îlots, même, il y a, à la fois, des plages éosinophiles et des plages vertes.
DO
Les cellules des vésicules'sont très aplaties, cubiques, presque réduites à leur noyau ; leur protoplasme paraît peu vivement éosinophile. Les amas pleins sont peu. fréquents.
Ces malformations morphologiques feraient plutôt songer à un trouble fonctionnel « en moins », ou, en tous cas, éveillent l’idée d’une sécrétion adultérée. Cependant, ces lésions ne se retrouvent pas partout avec la même intensité. I n’est pourtant pas possible de les négliger complètement, mais il est difficile d'apprécier leur valeur.
En somme, histologiquément, il existe deux lésions : celie de la thyroïde, dont on ne peut préciser l’importance ; celle de la surrénale qui est la lésion essentielle, caractérisée par l’excessive abondance de cellules cortico-surrénales, sans doute insuffisamment différenciées dans leur ensemble et dont il est, pour cela, difficile d'évaluer la valeur fonctionnelle.
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L'obésité d'origine glandulaire
L'augmentation de volume observée chez notre malade était de l'obésité. Les œdèmes décrits, la cyanose et la dyspnée ne pouvaient être rattachées à une lésion cardiaque ou rénale. Les bruits du cœuu étaient normaux ; la tension artérielle n'était guère augmentée ; il n’y avait pas d’albumine dans tes urines et le chiffre d’urée sanguine était plutôt faible.
On se trouvait en présence d’une femme atteinte d’une obésité dont Flapparition avait été soudaine et le développement très rapide.
L’obésité s’accompagnait de troubles fonctionneis extrêmement accusés : le visage était très cyanosé el la dyspnée intense.
On avait constaté, d'autre part, un épanchement hémorragique dans la plèvre droite.
On avait observé également une grande agitation et des troubles psychiques très accentués.
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Cette obésité si importante, survenait pourtant chez une femme jeune, ayant à peine dépassé la trentaine. Elle présentait un rapport non douteux avec des troubles génitaux : elle a commencé deux ou trois jours après un accouchement et, tandis qu'elle augmentait rapidement, les règles ne sont jamais revenues. à
Un autre symptôme plus rare, et qu’il n’est point commun de trouver associé à l’adiposité, était ce développement exagéré du système pileux ; au niveau des joues et de la lèvre supérieure, ce qui la rapprochait des hypertrichoses du type masculin.
Ainsi, cette, obésité était très caractéristique : par les troubles génitaux et l'hypertrichose qui l’accompagnaient et par son développement extrêmement rapide. Moins de sept mois après leur apparition, les troubles décrits avaient amené la mort d'une femme jeune et robuste.
L’autopsie permit de constater des lésions importantes : une atteinte du corps thyroïde et l’existence d’une tumeur de la zone corticale de la capsule surrénale gauche.
Dans quelle mesure ces lésions glandulaires pouvaient-elles expliquer cette obésité que l'examen clinique avait permis d'étudier, mais dont il n'avait point montré l’origine?
On sait que les causes d’obésité sont nombreuses.