POS
Réflexe oculo-cardiaque : 96.
Il n’y a pas de sucre dans les urines.
À 5 h. 16 minutes, injection intra-musculaire de un milligramme d’adrénaline.
Tension : 20-11.
Indice : 4.
Pouls : 120.
Réflexe oculo-cardiaque : 104.
Tension :: 2
Len
LI LE res
Indice : 4 à.
Pouls : 120.
Réflexe oculo-cardiaque : 120. à
IH y a du sucre dans les urines.
Tension : 19-11.
Indice : 3 4:
Poule :-139:
Réflexe oculo-cardiaque : 132.
Il y a du sucre dans les urines.
À 14 h. et à 16 h.,.il y a encore un peu de sucre dans les urines.
Le 26 février, on dose la cholestérine : on en trouve 3 gr. par litre de sérum.
Evolution. — Pendant tout ce temps, l’état de la malade continue de s’aggraver, Ses forces diminuent et elle ne peut guère quitter son lit. L'état psychique, normal au début, se modifie ; il est troublé par une agitation ininterrompue qui rend l'examen de la malade difficile, et par un délire continu qui s’exagère pendant la nuit et s'accompagne d’une élévation de température variant entre 37°5 et 38°.
Le poids, il est vrai, n’a pas augmenté ; il a même légèrement baissé, passant de 53 kg. 200, le 5 février, à 72 kg. 100 le-13 et à 71 kg. 500, le 19. Maïs les formes ne se modifient pas, les vergetures s’étendent.
Un nouveau symptôme apparaît : c'est un développement anormal du système pileux au niveau du visage,
Des poils extrêmement nombreux recouvrent les joues, jusqu'à la hauteur de la bouche. D'autres poussent de façon exagérée sur la lèvre supérieure. Ceux du pubis deviennent très abondants.
Le 25 février, une violente crise de dyspnée survient assez brusquement.
Un point douloureux est accusé par la malade au niveau de l’hypocondre droil. Les yeux sont hagards et anxieux : la respiration très rapide ; le pouls, à peine perceptible, est précipité.
Une injection d’éther n’amène point de soulagement ; seule, une saignée de 5oo grammes calme la malade. On lui donne 20 gouttes de digitaline pendant trois jours, Mais son pouls reste rapide, battant, le 26, à 140 environ.
Le 27, la dyspnée est encore si forte qu’on doit avoir recours à la morphine : on en donnera encore, le 2 et le 3 mars, à la
dose de deux centigrammes.
DAMON ee
La submatité persistant à la base droite, on fait, le 1° mars, une ponction exploratrice qui permet de retirer un liquide “rosé et trouble.
C'est un épanchement hémorragique, dont la réaction cellulaire est importante ; on voit surtout des polynucléaires et aussi quelques cellules du type moyen mononucléaire. On ‘n’observe ni placards, ni germes.
La malade est de plus en plus faible. Une seconde série d'extraits ovarien et thyroïdien, donnée du 25 février au 1° mars, reste sans résultat.
La cyanose et la dyspnée ne cessent de s’accentuer et, malgré vingt gouttes de digitaline, la malade meurt dans la soi-
rée du { mars 1926.
Compte rendu d’autopsie
L'autopsie fut pratiquée dans les délais légaux, le 6 mars au matin.
Le cadavre, surtout au niveau de l’abdomen, est déformé par l’adipose et par l’œdème. Il y à des vergetures multiples. On note des varicosités extrêmement marquées à la face, où le système pileux est très développé ; les poils du pubis sont très abondants.
À l'ouverture des téguments, on note l'épaisseur considérable des parois abdominale et thoracique : la couche adipeuse atteint environ 3 cm. d'épaisseur au-dessous de l’ombilic, un peu moins au-dessus ; elle atteint > em. à au niveau du thorax.
On trouve un liquide rosé, assez abondant, dans la plèvre droite. Il n’en existe pas à gauche. Les poumons sont très turgescents et présentent, surtout sur leur face externe, des amas blanchâtres, nombreux et disséminés.
La graisse précordiale est très abondante, formant de gros amas surtout au niveau de la pointe du cœur et de son bord inférieur, Le péricarde contient un peu de liquide, probable-
ment d’origine post mortem.
Le foie présente extérieurement quelques petites masses blanchâtres.
Le tablier épiploïque est infiltré de graisse.
A la place de la capsule surrénale droite, au-dessus du rein, qui paraît normal, accolée au pôle supérieur de cet organe, on trouve une volumineuse tumeur.
Cette tumeur est comprise dans Je fascia qui entoure le rein ; £ elle est encapsulée et n’adhère point aux organes voisins.
Quand on déchire le fascia, elle s’isole nettement du rein. Elle pèse avec lui huit cent cinquante grammes.
Elle est lobulée, présente un corps arrondi, du volume de deux poings et deux extrémités grossièrement cylindriques, accolées au corps lui-même.
Sa couleur n’est pas uniforme ; son aspect est congestionné par endroits, grisâtre en d’autres. Sur une face, on aperçoit une bande blanc jaunâtre, qui enserre la tumeur dans sa partic moyenne et qui a une largeur de un centimètre environ et une longueur de dix à douze centimètres.
À la coupe, on reconnaît que cette bande est constituée par la capsule fibreuse de la glande surrénale ; un fragment de celle-ci se trouve à l’état presque normal sur le bord de la tumeur.
De consistance molle dans l’ensemble, cette tumeur présente, à la coupe, des aspects très variables, suivant les endroits. En certains points, elle ressemble à une surrénale très modifiée, avec une bande corticale d’une largeur de deux millimètres environ contenant une partie centrale homogène, molle, gris rougeâtre.
En d’autres points, elle a un aspect bigarré, avec des bandes blanc jaunâtre, à bords nettement circonscrits. Sa substance, en d’autres endroits, est sèche, spongieuse, violacée, presque diffluente, facilement détruite par une pression légè-
re des doigts ; elle forme par places des masses blanches, très molles.
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Les organes thoraciques et abdominaux ont été prélevés et examinés.
Le poumon droil pèse 1 kg. 5oo et le gauche, 950 grammes.
Ces deux wiscères sont turgescents, de couleur foncée ; on y voit des bulles d’emphysème. Sur toute leur surface, jusqu'au hile, ils présentent des nodosités en nombre considérable, surtout au niveau des bases pulmonaires.
A la coupe, au niveau du lobe supérieur, s'écoule un abondant liquide d'œdème ; on y voit de multiples îlots purulents et des zones violacées à contours irréguliers.
Le lobe inférieur est très congestionné, de couleur gris violacé ; sa consistance est beaucoup plus dure que celle du lobe supérieur. En de rares endroits, un peu de pus s'écoule des bronches ; il y a également un peu de liquide d’œdème.
__ L'intérieur des deux poumons, surtout au niveau des bases, est parsemé de petites nodosités arrondies. Les unes ont une couleur blanc jaunâtre, un aspect lipomateux ; elles sont arrondies, très molles et énucléables ; elles s’écrasent facilement. Les autres sont grisâtres et ont une apparente spongieuse. On y retrouve les mêmes aspects qu’au niveau de la tumeur.
Le foie pèse 2 kg. 150. Les masses blanchâtres que lon trouve à sa surface, au niveau des deux lobes, sont de consistance plus molle que lui. Elles ont un à trois centimètres de diamètre.
A la coupe, le foie est légèrement muscade. Dans l’ensemble, il paraît un peu pâle, malgré la congestion. On trouve également des noyaux métastatiques à l’intérieur du parenchyme.
La vésicule, turgescente, ne présente point d'anomalies.
La rate, dont là couleur est violacée, pèse 140 grammes.
Les reins, un peu congestionnés à la surface, semblent normaux. | |
La capsule surrénale gauche ne présente pas d’anomalie
apparente.
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L'uiérus est très dur à la coupe.
Le corps thyroïde paraît un peu gros. Les autres organes ne présentent rien de particulier.
Quand tous les organes sont retirés, le poids du cadavre est de 66 kg.
Examens histologiques
1) Les glandes surrénales. — La tumeur.
De premiers prélèvements, effectués dans des portions qui paraissaient encore assez peu nécrotiques, n’ont pas permis d'obtenir des coupes ‘histologiquement utilisables. La nécrose est tellement intense, que toute l’éténdue des différents fragments examinés est remplie par des masses arrondies, légèrement rosées, isolées les unes des autres ou fondues entre elles ; elles paraissent répondre à des débris cellulaires où l’on ne voit même plus, dans la plupart des points, de noyaux picnotiques. Des filaments ténus de tissu collagène sillonnent ces espaces nécrotiques. Par place, enfin, de très nombreux vaisseaux, remplis encore de globules rouges, forment le centre de zones un peu moins altérées, mais qui pourtant ne peuvent être identifiées.
D’autres prélèvements ont heureusement permis de rencontrer des éléments un peu mieux conservés qui, d’ailleurs, ne peuvent guère être examinés que dans les régions très richement vascularisées. Les cellules, qui ont encore une forme reconnaissable, ont une disposition périthéliale très nette, formant autour de la cavité vasculaire, soit une couronne, soit des travées irradiées sans ordre. |
Les plus aisément reconnaissables, parmi ces cellules, sont celles ani ne réalisent pas de masses trop denses, mais qui forment des travées assez larges, sans doute engainées de
tissu conjonctif.
Elles se disposent en strates à partir de la bande conjonc-
tive et sont accolées les unes aux autres sans être séparées par la moindre fibrille collagène.
Les plus périphériques ont une forme vaguement cubique avec un noyau franchement basophile et une mince couche de protoplasma. Quelques-unes, plus volumineuses, sont pourvues d’un protoplasma plus abondant. Mais, au fur et à mesure que les éléments s’éloignent de la trame conjonctive, les cellules deviennent de plus en plus atypiques, progressivement nécrotiques. | Celles qui sont encore quelque peu reconnaissables ressemblent assez à des cellules surrénales et leur disposition, en bandes anastomotiques ou en masses arrondies, rappelle vaguement une disposition réticulée ou glomérulaire.
L'examen avec immersion permet de se rendre compte de l’inanité d'une description histologique plus minutieuse des éléments cellulaires. (Ceux mêmes qui paraissent le moins atteints ont déjà un protoplasma effiloché, mal limité, nécrotique.
En somme, un caractère de cette tumeur est sa nécrose intense ; un autre,.sa richesse en vaisseaux.
Ceux-ci sont dilatés, souvent;gorgés de sang, à paroi adulte ; ils sont au centre des masses cellulaires les moins altérées : un autre caractère est donc la disposition périthéliale.
Enfin, il en est un encore : l’épaisseur des amas de cellules épithéliomateuses, en prolifération désordonnée, sans stroma. Cette disposition explique aisément la nécrose.
L'aspect réticulé permet, avec la localisation macroscopique, de rattacher cette tumeur à la cortico-surrénale et c'est d’ailleurs un fait connu que ces tumeurs sont précisément nécrotiques, richement vascularisées, à disposition périthéliale.
Mais l’origine est encore précisée de façon plus exacte. Sur un autre fragment de surrénale, qui est partiellement sain:et dont les éléments sont parfaitement reconnaissables, encore
VDO que cadavériques, on a l'impression d'assister à l’origine méme de la tumeur. À une extrémité de cette surrénale, existent des proliférations irrégulières, adénomateuses, qui effondrent déjà la capsule en quelques points et dont l'aspect est tout à fait comparable à celui des cellules voisines.
L'origine cortico-surrénale paraît donc parfaitement établie. : =
L'autre surrénale, cadavérique, est tout à fait normale dans son ensemble, sinon que la zone fasciculée est peut-être pauvre en cellules spongiocytaires,- qui sont rares en certains. endroits.
2) Mélastases:
Le reste de i’examen histologique a porté sur les organes sièces de métastases et sur les autres glandes endocrines.
Les métastases ont une physionomie très comparable à celle de la tumeur-souche.
Au niveau du foie en particulier, l’aspect est beaucoup plus typique que dans la tumeur elle-même et les cellules disposées en cordons irréguliers ou en amas glomérulaires rappellent de près les cellules de la cortico-surrénale. Ces métastases atteignaient le foie, les-poumons et les ganglions trachéobronchiques. |
Le foie est cardio-graisseux avec d'énormes métastases bien limitées. Les cellules s’y disposent en paquets ou rappellent grossièrement la zone glomérulaire, Elles ont tou- Jours le même aspect à peu près cubique.
Les poumons, congestifs, présentent de nombreux nodules métastatiques, les uns énormes, où l’on retrouve la richesse vasculaire et la disposition périthéliale de la tumeur-souche ; les autres sont beaucoup plus petits.
Les ganglions trachéo-bronchiques sont envahis par les cellules cancéreuses et totalement nécrotiques.
Au niveau du cœur et du rein, aucune métastase : Île
cœur n° présente pas de grosse lésion apparente, mais seu-