‹ Contribution à l'étude du volvulus de l'anse ombilicaleChapitre 30 sur 35 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Le traitement comprend les temps suivants : Laparatomie, reconnaissance du volvulus, éviscération totale, détorsion, fixation de l'anse anormalement mobile.

Etant données l’occlusion etla présomption de son siège on fera une laparotomie médiane exploratrice.

En général, on reconnaît facilement que l’on se trouve en présence d’un volvulus étendu. Il faut ensuite rechercher la position du cæcum.

Deux cas se présentent :

a) Le cæcum est en place, distendu ; mais si l’on remonte le côlon ascendant, on voit le transverse s’enga- ger sousla masse des anses grèles.

b) Le cæcum n’est pas en place ; il est en avant, à gauche, ou en arrière du grêle, suivant le degré de torsion.

Dans les 2 cas, l’éviscération totale s'impose pour reconnaître le type etle sens de Ja torsion. On applique

ensuite le traitement curatif qui est :

LA DÉTORSION.

Elle est toujours possible. Si un obstacle, bride ou adhérence, l'empêche on la sectionne. Elle doit être faite en prenant à deux mains la totalité de la masse

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intestinale que l’on fait pivoter en sens inverse de celui que l’on a constaté ; le plus souvent en sens inverse des aiguilles d'une montre.

Doit on intervenir pour éviter la récidive ? Plusieurs auteurs l’on fait.

Phillipowicz imagina une intervention dite mésentérik plastik ; c’est une incision oblique du mésentère qui respecte les vaisseaux. Nous croyons que Ombrédanne fit la première fixation du côlon par des anses de catgut au niveau des angles et des épines iliaques.

Matry, dans ses observations, fixe le transverse après badigconnage du péritoine postérieur par 3 points disposés sur une ligne horizontale, l’un sur le bord droit du duodénum, l'autre sur le péritoine prérénal, le 3° à l'union du transverse et du côlon ascendant sur le péritoine du flanc droit. puis par deux autres points le côlon ascendant et le cæcum.

Moulonguet, dans un 2 temps, a fait la colopexie à l’aide de 4 points au fil de lin, unissant la bandelette antérieure à la paroi antéro latéraie de l'abdomen.

Dans notre observation, le D' Vergez a fixé le côlon à l’aide de 3 points de catgut qui unissent le mésocôlon à la paroi antérieure de l'abdomen.

Dernièrement, certains auteurs, dont M. Ferrey, ont mis au point un nouveau mode de fixation ; ils emploient l’appendice lui-même pour fixer le cæcum à la. paroi antérieure, ce procédé a aussi l'avantage de réaliser le drainage du côlon, par exemple en introduisant une sonde dans la lumière de l’appendice. Ge procédé est très discuté. Malgré le succès de Hartglass et de Ferrey,

l'appendicostome ne réalise pas un moyen de fixation étroite. D'autre part, on peut soutenir que fixer un intestin mobile par un seul point, c'est augmenter les chances de torsion plutôt que les diminuer; que, uormalement le côlon est fixé à la paroi postérieure : qu'il est donc anormal de le fixer à la paroi antérieure, surtout que nous savons que les adhérences intestinales antérieures sont douloureuses.

S'il vaut mieux faire une pexie large, ne peut-on par contredire que l’on opère sur un intestin distendu dont la paroi est particulièrement fragile ; que même avec une fine aiguille on risque de la perforer ; on comprend ainsi le choix de l'appendice comme moyen de fixation.

Dans notre observation, le mésocôlon fut aussi fixé à la paroi antérieure et le malade opéré, il y a 4 mois, n’en a pas souffert jusqu'ici.

Il ne faut pas négliger les soins post-opératoires. En particulier on fera toujours du sérum hypertonique salé intraveineux, selon la méthode de M. le Professeur Gosset; aussitôt après l'opération, une première injection que l’on pourra renouveler toutes les 4 heures, sans oublier les soins post-opératoires classiques,sérum, et toni-cardiaques.

Il nous semble que le traitement du volvulus de l’anse ombilicale peut se résumer ainsi : Laparatomie, détorsion : temps capital ; section des brides qui à elle seule peut prévenir les récidives, colopexie si l’on juge que le malade est en état de supporter ce dernier temps après une intervention déjà longue et shoc-

kante ; autrement fixer le côlon dans un deuxième temps.

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