Les désavantages de la pompe sont les suivants
a) Perte de temps.
b) Renseignements incomplets sur la faune pélagique, les oerandes espèces n'étant pas capturées.
c) Diamètre du tuyau d'aspiration trop petit (environ 17/7). Pour empêcher autant que possible la fuite des grands crustacés, il faudrait utiliser une pompe beaucoup plus puis-
sante et un tuyau de grand diamètre (5 à 6 em.), lequel serait fort encombrant et lourd à manier.
6. Lorsque le tuyau d'aspiration est usagé, on constate un grand nombre de débris de tous genres, et spécialement de caoutchouc, provenant de la désagrégation du tuyau d’aspiration, débris obstruant en partie la plaque à compter et empê: chant ainsi de tenir compte de tous les Rotateurs.
7. En utilisant la pompe, nous procédions de la façon sui: vante pour les pêches de 30-20 m., 20-10 m. et 10-0 m.: le câble avec compteur de tours qui retenait le tuyau d’aspiration était remonté avec une vitesse telle qu'après 10 m. de relevée la pompe avait aspiré 20 1. d'eau. lei encore, Ia manière de faire de Baubin, lequel pêchait toujours à des profondeurs déterminées, invariables pendant toute la durée des observations, me semble défectueuse. Ainsi cet auteur n'ayant jamais pêché entre 20 et 30 m., 30 et 40 m., 4 e 50 m., n'est nullement renseigné sur la population planeto nique de ces couches. Or, il peut se produire d’assez grande: variations de faune dans un espace de 10 m. C’est pourquo nous avons fait une série de pêches aux profondeurs fixes de 25, 24, 23, 22, 21 et 20 m. Les résultats en sont résumés dan: les tableaux n° 16 et 17.
Ces tableaux montrent :
a) Qu'en multipliant par 20 le nombre d'individus recueillis dans 1 1. à 20 m., et en comparant ce résultat avec le nombre d'individus récoltés dans 20 I. à 20 m., on trouve toujours un nombre plus grand. I1 semble donc que le premier litre filtré ramène davantage d’animaux, le courant d’aspiration n’ayant pas encore fait fuire les crustacés. Exemple : D. gracilis, 80 et 45 ; C. strennuus, 20 et 5 ; Nauplius, 60 et 8, etc.
b) Qu'en multipliant par 4 le nombre d’individus recueillis dans 5 I. à 20 m., et en comparant ce chiffre avec le nombre d'individus récoltés dans 20 I. à 20 m., on trouve aussi des chiffres supérieurs. Exemple : C. leuckarti, 96 et 78 ; Nauplius, 20 et 8 ; Anurea, 32 et 6 ; Pol. platyptera, 28 et 9, etc. Exception : D. gracilis, 28 et 45.
c) Qu'en multipliant par 5 le nombre d’individus recueillis dans 1 1. à 20 m. et en comparant avec 5 I. à 20 m., il y a toujours un excédent du nombre des individus. Exemple : D. gracilis, 20 et 7 ; Nauplius, 15 et 5 ; Notholca, 5 et 2, etc.
Il semble donc bien que l’eau filtrée au début de l’opération amène dans le filet un nombre d'animaux beaucoup plus grand que l’eau pompée dans la suite. L'effet de l’ébranlement que cause le courant d’aspiration est encore faible au commencement de la pêche, les crustacés se laissent prendre, mais peu à peu il se communique à l’eau, et les organismes pourvus d'organes de locomotion suffisamment forts fuient et ne sont plus capturés, ou seulement en très petit nombre.
d) Que la répartition verticale est à peu près égale dans les couches de 20, 21, 22, 23, 24 et 25 m., bien qu'il y ait des différences assez considérables pour certaines espèces, différences qui eussent été plus grandes encore si nous avions continué nos pêches jusqu’à 29 m. Ce qui montre une fois de plus la défectuosité de la méthode Baupix.