QUELQUES REMARQUES COMPLÉMENTAIRES
La « loi du cœur » de Starling, trop peu connue, bouleverse les idées admises jusqu'alors sur le fonctionnement du cœur (. Elle démontre que la dilatation du cœur n’est pas une « réaction de faiblesse », ni « le signe fondamental de la diminution de l’activité fonctionnelle du cœur ». C’est une réaction de défense, ou plutôt d'adaptation. C’est un phénomène « physiologique » par excellence.
Nous voulons dès maintenant attirer l'attention sur un point : Starling a non seulement constaté une dilatation diastolique, quand croissait l’afflux veineux, mais encore une dilatation systolique. Or, celle-ci ne s'explique pas par le seul fait de la « loi du cœur ». Au contraire, les constatations de Starling mettent en évidence le parallélisme de l'accroissement du volume résiduel après chaque systole, si l’on peut dire, avec l'accroissement des résistances. Quand l’afflux veineux s'accroît, le volume systolique ne s’accroît-il pas dans la seule mesure où l’ondée systolique, plus volumineuse et plus énergique, entraîne une vitesse du sang plus grande (les résistances croissant avec le carré de la vitesse) ? =
Cette notion paraît importante au point de vue qui nous intéresse : elle explique que la diminution des résistances péri-
(1) Nous ne pouvons que renvoyer à la Presse Médicale du 29 juillet 1922, pour plus de précisions quant à la méthode de Starling, à ses résultats, à leurs conséquences,
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