ACT
tations », et pas assez à l'élément toxique et infectieux (nous avons déjà signalé les foyers inflammatoires d’endocardites secondaires terminales mis en valeur par Lutembacher, et
avant lui par Nauverk).
La « Loi du cœur » confirme pleinement cette façon des voir, et nous pensons que ceux qui nous auront fait l'honneur de nous lire auront trouvé, au cours des pages qui précèdent et notamment à propos du « forçage du cœur », de quoi justifier cette opinion. C’est à la suite d’un excès alimentaire, d’une fatigue quelconque, d’une infection minime, qu’entrera en asystolie un sujet, dont le myocarde était déjà lésé et la marge d'adaptation diminuée mais,suffisante d'habitude. Le rein et le foie, déjà débordés, seront anémiés, et leur fonctionnement sera troublé. Les toxines s’accumuleront encore
davantage, et l’asystolie ira s’aggravant.
La thérapeutique classique, qui produit alors de véritables résurrections, n'est-elle pas du reste avant tout une thérapeutique de désintoxication : le repos, la diète hydrique, la saignée, les purgatifs énergiques rendront d’abord au myocarde sa faculté d'adaptation, avant que la digitale, en ralentissant ce cœur affolé, lui permette de retrouver les conditions d’un travail efficace.
Nous ne nions pas les bienfaits mécaniques concordants de la diminution de la masse sanguine, dont la pléthore résulte, comme le note Starling, non d’une réaction du cœur, qu’elle n'aide en rien, bien au contraire, mais d’une réaction générale de l'organisme (vaso-constriction viscérale, oligurie). Nous nions seulement que cette action simultanée favorable tienne la place prépondérante qu'il est classique de lui attribuer,