‹ Contribution à l'étude et à l'interprétation des phénomènes cardio-vasculaires engendrés par l'effortChapitre 41 sur 43 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° L'étude physiologique ges phénomènes circulatoires engendrés par l'effort peut aider à comprendre certaines modalités pathologiques du fonctionnement cardiaque, et mérite à ce titre d’être poursuivie avec les moyens les plus perfectionnés

et la technique la plus rigoureuse.

-2° Il résulte de notre étude que la circulation, fonction vitale par excellence, présente une énorme marge d’adaptation, et fournit normalement, quelles que soient les circonstances et les besoins, avec une merveilleuse précision, la quantité de sang qu'il faut, là où il faut et dans le temps qu’il

faut. ;

3° Il n’existe pas, au point de vue de la circulation, deux efforts semblables. À chaque effort correspond en effet une synergie cardio-vasculaire différente, selon l'intensité et la durée de cet effort, ou sa modalité, et notamment selon l’attention qu'il exige, le type respiratoire dont il s’accompagne, la fatigabilité du sujet et tout ce qui la modifie (état général, entrainement, digestion, etc...).

4° Outre les modifications de son rythme, le cœur répond aux circonstances par deux moyens : la dilatation, immédiate, mais passagère, et surtout l’hypertrophie, progressive, mais

plus durable.

5° L'adaptation du cœur à tous les débits a pourtant des

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limites qui peuvent être atteintes au cours d’un effort considérable. Mais on ne connaît aucun cas où un effort ait à lui

seul, et « mécaniquement », lésé un cœur sain. e

6° La fatigue, par contre, met le myocarde en état d’infériorité fonctionnelle temporaire. Il est classique d'admettre que l’état d'intoxication qui constitue le surmenage ne peut pas, à lui seul, léser le myocarde de façon définitive, s’il ne s’y ajoute pas uné autre intoxication ou une infection (que favorise le surmenage par l’état de moindre résistance qu'il crée).

7° Le seul danger possible des efforts excessifs, qui n'est pas spécial au cœur et qui est celui de tout excès, réside donc dans le surmenage éventuel. Hormis cette exception, qu'indique le bon sens, l’exercice physique ne présente que des avantages certains et évidents, au point de vue cardio-vasculaire

comme à tous les points de vue.

8° « Le mouvement est une sorte de médicament qui a sa posologie. » (Helme.) À ce titre, l'exercice physique doit être surveillé médicalement, pour produire le maximum de bienfaits.

Vu : Le Président, P. TEISSIER. - Vu : Le Doyen, :

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