‹ Contribution à l'étude et à l'interprétation des phénomènes cardio-vasculaires engendrés par l'effortChapitre 8 sur 43 · EFFORTS INTENSES ET PROLONGÉS · texte numérisé non relu

EFFORTS INTENSES ET PROLONGÉS

Type : course de vitesse de 400 mètres (5o à 60 secondes).

Deux velléités contradictoires : ne pas respirer (nécessité

mécanique), respirer (nécessité chimique), d’où : respirer le

moins possible, vivre le plus possible sur la « plongée chimi-

que », puis retarder aussi longtemps que possible l” « orgie respiratoire ». 3

À côté du 400 mètres, on peut placer le grimper à à la corde, le lever répété (de la gueuse, par exemple); le 100 mètres en

natation, l'ascension rapide de six étages.

h° EFFORTS SURPROLONGÉS (grand fond).

Tous les appareils de l’économie participent à l’action, se fatiguent, s’usent.

Le type en est la course de Marathon (42 kilomètres).

En outre, les marches de 100 kilomètres, les courses cyclistes durant plusieurs jours, le surmenage des troupes en

campagne.

Ce sont à des types d'efforts, leur intensité surtout justifie

leur classement. Il va sans dire qu'entre eux trouvent place tous

les intermédiaires, et que la durée de l'effort, en modifie grandement la valeur : ce qui justifie la distinction que fait Mackenzie, entre les « mouvements d'effort » et les « mouvements d'endurance ». L'effort relatif, notamment, est bien différent selon qu'il s'agit d'efforts légers, comme la marche en terrain plat, ou d'efforts soutenus tels qu'une course de 3.000 mètres, mais le type respiratoire est le même dans les deux cas. C’est ce type d'effort qu'ont étudié presque tous les auteurs qui se

sont occupés du travail musculaire.

On peut aussi distinguer des efforts dynamiques et des efforts statiques, selon que prévaut, dans le travail accompli,

l'importance du travail moteur ou du travail résistant.

L’entraîinement est la répétition progressive et méthodique d'actes déterminés afin d'adapter l'organisme à ces actes et d'accroître sa résistance à la fatigue. En dehors de son influence sur la circulation (qui n'est en grande partie que la consé quence des modifications des autres fonctions), l'entraînement accroît la masse et-la force des muscles; fait perdre du poids, au détriment de la graisse et de l’eau, ce qui facilite le travail

du cœur. Il amplifie le volume spirométrique, ralentit et stabilise le rythme respiratoire, diminue pour un travail donné la quantité de CO? exhalé et d'oxygène nécessaire. Il diminue le temps des réactions motrices, améliore la coordination et la synergie des mouvements, diminue la part de l'attention et de la volonté et augmente celle de l’automatisme: il accélère

les échanges, améliore la nutrition, fatigue moins pour un

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même travail, économise les dépenses; en un mot, il accroît le rendement de la machine humaine.

La fatigue est un phénomène physiologique caractérisé par la diminution de la contractilité et de l’excitabilité musculaire, accompagnée d’une sensation spéciale. La fatigue est passagère

et disparaît avec le repos.

Le surmenage est l’état de moindre résistance qui peut résulter de l’excès de fatigue; aigu ou chronique, il constitue un phénomène morbide. Le « surentraînement » est une forme du

surmenage.

L’essoufflement est constitué par un rythme respiratoire accéléré et superficiel assurant une mauvaise ventilation; l’expiration est entravée plus que l'inspiration; le pouls est rapide; et la sensation spéciale de « soif d’air » est caractéristique. Diverses circonstances provoquent l’essoufflement. Il s’accompagne souvent de fatigue et est dû, comme elle, à l’action des déchets de la contraction musculaire, parmi lesquels l’acide carbonique et sans doute l’acide lactique excitent le centre vespiratoire bulbaire. L’essoufflement, comme la fatigue également, est une réaction de défense, mais qui dépasse souvent son but, puisque quelques grandes inspirations le font en grande partie disparaître, et que c'est surtout en donnant une respiration bien rythmée spontanée, — sans qu'intervienne pour la maintenir la volonté, — que l'entraînement chasse

l’essoufflement.

Nous avons utilisé, au cours de ce travail, les abréviations

suivantes :

P = nombre de pulsations à la minute.

FA tension ou pression artériellé, où pression sanguine au niveau des artères « trois manifestations d’une même cause,

justiciables d’une commune mesure ». (Gallavardin.)

Mx = TA systolique ou maxima. : S Mn —= TA diastolique, ou minima, ou constante. PV = pression variable, par opposition à Mn, pression

constante, et telle que PV = Mx — Mn. LE Cette valeur est appelée, improprement, par certains, pres. sion « différentielle ». Nous avons cru devoir lui garder le nom sous lequel l’avaient désignée Claude Bernard et Marey. PS = pression du sang, en tous les autres points de son

circuit. À :

PAT LAN En à 1

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