SECRET
guérison. C’est le cas au début de ces inflammiations légères
dues à la saleté et au cérumen accumulés. La technique que
nous employons reviendra d’ailleurs comme premier soin
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dans toutes les lésions plus ou moins graves, elle constitue en
quelque sorte l’écouvillonnage de l'oreille.
A) Écouvillonnage.
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Les traitements classiques préconisés en général sont en
- premier lieu le nettoyage de l'oreille, avec un peu d’eau tiède, savonneuse par exemple, ou les injections de liquide antiseptique et calmant.
Nous avons depuis longtemps renoncé à ces préliminaires qui nous paraissent non seulement insuffisants, mais encore quelquefois dangereux. La disposition du conduit auditif externe chez le chien, avec tous les plis et replis qu’elle présente, se prête mal à l’utilisation des liquides injectés, outre
que ceux-ci se répandent mal dans l'oreille, il est facile de concevoir que du fait de la structure anatomique du pavil- Jon et du conduit, leur stagnation dans les parties déclives
4 peut entraîner des troubles graves. Leur présence, désagréable pour le sujet, détermine des mouvements incessants, une excitation nerveuse parfois très grande, qui n’est point faite pour calmer lirritation de l’organe malade.
Combien de fois d’ailleurs nous est-il arrivé d’avoir une
amélioration très nette en asséchant simplement le fond de l’oréille avec un tampon d’ouate fixé à l'extrémité d'une pince à forcipressure, comme le recommandent MM. Cadiot et Breton.
Nous avons fait notre profit de cette remarque, en pratiquant, en fait, deux interventions: l’écouvillonnage léger et l’écouvillonnage profond.Le premier, lorsque nous nous trouvons en présence d’une otite récente, peu grave, quand nous constatons que le fond de l'oreille ne clapote pas trop, ne contient pas trop de liquide. Le second, lorsque les lésions sont anciennes, que la douleur est intense, que le tégument du conduit est épaissi, ulcéré, qu’il présente des végétations et qu'ilexiste du pus en abondance. Il convient, en effet, de s'assurer d’abord de la gravité de l'affection, Un écouvillonnage profondou trop complet pourrait déterminer une irritation plus marquée dela muqueuse déjà altérée.
Il faut donc faire d’abord un examen minutieux et non pas superficiel. Il faut, soit simplement en éclairant le conduit, soit en se servant d’un spéculum à oreille et d’une source de lumière vive, se rendré compte le plus profondément possible de l'état de l'oreille externe. On peut ensuite procéder à
l’écouvillonnage.
Technique. — Avant toutes choses, surtout chez les chiens . à poils longs on débarrassera l'entrée du conduit des poils qui peuvent l’obstruer, soit avec la pince à épiler, soit avec les ciseaux mousses, après avoir enfoncé un tampon d’ouate . au fond de la conque, pour empêcher les poils de constituer, en tombant, autant de corps étrangers.
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À l’aide d’un tampon d’ouate fixé au bout d’une pince et
imbibé légèrement d'une solution antiseptique, tiède de pré-
férence (eau boriquée, sol. de protargol à 1 %, permanganate
à5 % etc.….), on procède ensuite au nettoyage superficiel
de l'organe. Ce premier contact devra être particulièrement
exempt de toute brutalité. La douleur est en général très
vive et le malade se défend. On remplace ensuite ce tampon par un petit écouvillon formé d’un peu de ouate à l'extrémité
d’une sonde mousse, la sonde cannelée de préférence. Au
moyen d'un peu de glycérine iodée ou d’éther, on débarrasse les nombreux replis de l’oreille de tout ce qu'ils peuvent
recéler : cérumen, pus, © cellules. mortes, poussière, d'autant
plus abondante que le malade frotte quelquefois sa tête contre le sol pour calmer le prurit. Nous avions, au début, adopté une petite brosse semblable à celle que les fumeurs emploient pour nettoyer leur pipe, mais nôus avons abandonné cet instrument difficile à désinfecter, pour les petits écouvillons de ouate qu'il est facile et peu coûteux de changer dix,
vingt fois ou plus souvent encore au cours de l’opération.
Les soins consécutifs sont ceux que nous allons décrire au
eours de l’exposition d’un mode opératoire plus délicat :
le curettage.
A) Curettage
L'écouvillonnage dont nous venons d’exposer la technique peut dans certains cas d’otites externes être tout à fait in-
suffisant ou même assez difficile à pratiquer,
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C’est en particulier dans les otites anciennes rebelles, compliquées ou non d’otohématomes, ét qui sont suivies de fongosités, de végétation variqueuse, de soudures, de cica-
trisations déformantes ou plus ou moins oblitérantes. Ces
obstacles mécaniques s'opposent à l'écoulement des sécré-
tions ou du pus; l'oreille moyenne puis l’oreille interne ne tardent pas à être atteintes avec toutes les complications extrêmement graves que nous avons signalées.
I] faut alors avoir recours à l'intervention qui déblayera la voie auriculaire, soit en débarrassant le conduit de matières étrangères qu'il recèle, soit en supprimant les végétations ou les productions anatomo-pathologiques diverses qui l'obstruent. Le curettage ‘est alors indiqué.
Ici aussi, comme pour l’écouvillonnage, il faut distinguer le
curellage simple et le curettage que nous pourrions appeler
chirurgical.
Technique. — A) Dans le premier cas, nous utilisons une
petite lame d'ivoire dont les extrémités sont creusées en
cupule peu profonde et à bords mousses. Suivant la taille
du chien, il est évident que l’on emploiera des instruments * de dimensions variables. Maniée le plus légèrement possible,
la curette d'ivoire est introduite dans chaque diverticulum
normal ou de néoformation que l’on rencontre en tenant ; l'oreille tendue par son extrémité entre les doigts. Cette
pratique est préférable au grattage, spéculumen place, d’abord parce qu’elle permet de mieux se rendre compte,
parce qu’elle rend les divers sondages plus faciles, et surtout
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ET de.