IL. —— Otites parasitaires
L'otite aiguë d'origine paragitaire, plus fréquente peut-
être chez le chat, est assez répandue en clientèle canine, pour
que le praticien s'efforce en la décelant ou en l’éliminant
d'assurer avant tout traitement un diagnostic exact. SI lés :
symptômes généraux sont à peu près les mêmes que dans
sp otite aiguë simple en effet, la rougeur, l’inflammation peu-
vent quelquefois faire défaut. Le microscope seul permettra dans ce cas de préciser l’étiologie de certains troubles nér-
veux en.particulier.
Etiologie. — L'otite aiguë parasitaire est due à la présence = l
° dans le conduit auditif externe d’un acare spécial le sym-
biotes auricularam, mais l’otite parasitaire peut aussi être
une localisation de la gale sarcoptiqueou, surtout chez le chat,
de la gale notoédrique. Enfin Cadiot et Breton signalent une otite très rare, l'otomycose qui est déterminée par R TOUS mucor verlicillium.
Quelquefois, on pourrait, en présence d’une otite aiguë
î coïncidant avec de la gale de la tête, conclure à l’origine pa-
rasitaire de cette inflammation du conduit externe, alors qu al s 'agit d’un catarrhe simple, déterminé par les frottements, lirritation, les mouvements incessants de Ja tête dus
au prurit galeux. Le prélèvement d’un peu de cérumen et
lo
l'examen direct après frottis permettent de poser le diagnostic différentiel. Nous verrons dans l’étude du traitement que ce point a une grande importance.
Symptomatologie. —— L'otite parasitaire qui se manifeste souvent par des symptômes semblables à ceux qui accompagnent l’otite simple, peut aussi être liée à un tableau chnique très différent. | |
La présence des acares et du cérumen, forme en général un dépôt brunâtre, épais, plus ou moins abondant et détermine un prurit assez vif et presque constant. Quelquefois cependant, surtout chez les chiens d'appartement ou certains chiens de chasse bien soignés, le pavillon et le commencement du conduit apparaissent nets, à peine irrités. On constate cependant, quand l'animal vient de s’agiter, de
courir, ou seulement de preñdre son repas, des accidents
réflexes qui impressionnent toujours le propriétaire : le chien
est inquiet, anxieux, puis s’élance brusquement devant lui, pousse des cris aigus, des plaintes et Fo nas en proie à de véritables crises convulsives. Fe
C'est ce qui se produit aussi au début de la maladie et c’est alors qu'il appartient au praticien de procéder à un examen minutieux de l'oreille. |
un otoscope en place, le rayon lumineux du miroir frontal
ou d'une source éclairante suffisante fouille les plis ou replis
du pavillon et scrute le début du conduit auditif externe.
Quand cet examen même est négatif, il faut introduire. un A
écouvilion léger, formé d’un tampon ae ouate au bout d’une
re ts
Fr sonde cannelée ou encore de la pince coudée employée par. les médecins otologistes. Presque toujours cet écouvillonnage superficiel amène un peu de cérumen noirâtre qui étalé sur une lamelle et examiné au microscope décélera la véritable cause du mal. On a cité à l'appui de cette symptomatologie | des vomissements réflexes et de l’amaigrissement avec seulement, du prurit auriculaire, nous devons à la vérité de faire connaître que nous n’avons jamais rencontré d'’otite
acarienne sans troubles nerveux.