‹ Contribution à l'étude et au Traitement du Diastasis Tibio-Péronier dans les Fractures Récentes Fermées du cou-de-piedChapitre 12 sur 24 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

PATHOGENIE. ANATOMIE PATHOLOGIQUE.

Le diastasis tibio-péronier s’accompagne le plus souvent, de lésions osseuses. Les cas de diastasis purs sans fracture, sont rares; nous en relevons un cas de Tillaux et un de Dunaud dans sa thèse : De la diaslasis lraumalique simple de l'arliculalion péronéo-libiale inférieure. Nos vingt-cinq observations se rapportent toutes à des diastasis compliquant des fractures du cou-de-pied. Dans ces fractures, le diastasis s'observe avec une fréquence variable suivant la forme anatomo-pathologique. Quénu, qui a longuement étudié le mécanisme et la pathogénie du diastasis, dit qu’on peut accoler les mots «avec ou sans diastasis » à toutes les fractures de la mortaise où le trait peut atteindre la jonction tibio-péronière.

Le diastasis Libio-péronier peut exister dans les fractures hautes du péroné, type fracture de Maisonneuve, dans la fracture isolée de la malléole externe ou de la malléole interne, dans la fracture oblique du tibia au quart inférieur.

Mais c’est surtout dans les fractures bimalléolaires et dans les fractures de Dupuytren types, qu’on observe le diastasis. Destot, qui avait remarqué la fréquence du diastasis dans cette variété de fracture, en faisait un signe et non une complication, Qil est un des éléments primordiaux, il suffit de radiographier des fractures de Dupuytren fraîches, avant réduction, pour se convaincre de cette vérité » (Destot).

Quénu, Chaput, ont démontré que la proposition de Destot était trop absolue, et s'ils reconnaissent la très grande fréquence du diastasis dans ces cas, ils apportent des preuves radiographiques irréfutables de fractures de Dupuytren sans

La om

diastasis. « Le diastasis est fréquent, beaucoup plus fréquent qu'on ne le pensait, mais il n’est pas constant » (Quénu).

D’après les expériences de Quénu, de Huguier, de Honigschmied, de Tillaux, le mouvement le plus propice à l’écartement tibio-péronier, à la rupture des ligaments péronéotibiaux, donc à la production du diastasis, est un mouvement d’abduction combiné à la rotation du pied en dedans. Nous comprenons alors la fréquence du diastasis dans les fractures de Dupuytren qui sont par définition des fractures bimalléolaires par abduction.

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