CONCLUSIONS
I. Grâce à l'emploi systématique de la radiologie, le diagnostic de diastasis tibio-péronier doit être fait régulièrement et les tests analogues à celui de Merle d’Aubigné permettent den chiffrer le degré avec une certaine précision.
IÏ. C’est également la radiographie qui permettra de classer les diastasis en leur différentes variétés anatomopathologiques, rarement par rupture ligamentaire simple, mais dans la grande majorité des cas, avec fractures associées des différents types, fracture de Dupuytren en particulier.
III. Le pronostic du diastasis est basé essentiellement sur la qualité de la réduction, même un diastasis léger peut être suivi de troubles importants. Cependant on a observé dans plusieurs cas d'excellents résultats fonctionnels dans des fractures traitées par ostéo-synthèse avec un résultat anatomique incomplet, La mobilisation précoce de larticulation est sans doute à l’origine de ce bon résultat paradoxal.
IV. De la comparaison entre elles de nos quinze observations inédites et de dix observations que nous avons prises dans la littérature, nous pouvons conclure que le traitement orthopédique bien conduit, avec anesthésie générale ou rachianesthésie, réduction précoce sous écran et vérification radiographique, donne généralement d’excellents résultats anatomiques et fonctionnels, que le pied soit immobilisé en hypercorrection ou en position anatomique normale,
Le traitement par ostéo-synthèse, quel que soit le mode employé (vis, boulons, broche de Merle d’Aubigné, ce der-
nier étant actuellement le plus pratique), a donné régulièrement de bons résultats fonctionnels même avec une réduction parfois incomplète. Mais cette méthode exige en plus d’un appareillage spécial, une technique impeccable et grevée de risques d'infection et d’intolérance par le corps étranger métallique.
Aussi lui préférons-nous ia méthode orthopédique plus simple ; l’ostéosynthèse ne devant, à notre avis, être employée que dans les cas où l’orthopédie a échoué.