I. Définition anatomique du diastasis
Le diastasis est causé par la rupture ou la déchirure des ligaments péronéo-tibiaux inférieurs. Mais comme le dit Quénu : « L’arrachement des ligaments péronéo-tibiaux ne
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crée pas fatalement le diastasis, il crée l’entorse », il faut qu’un écartement permanent s’ensuive. Quénu a montré également que la seule rupture du ligament tibio-péronier antérieur pouvait produire un diastasis. Le ligament antérieur se rompt le premier dans les traumatismes du cou-de-pied, avec souvent le ligament interosseux; le ligament postérieur, très fort, résiste à de grands traumatismes. Il ne se rompt que très rarement.
Suivant les lésions ligamentaires, nous pourrons observer différentes formes de diastasis : suivant leur importance, leurs signes cliniques et radiologiques, leur pronostic et leur traitement.
1° La rupture du ligament antérieur et même du ligament interosseux, est l'apanage des petits diastasis. Dans ce cas, le bâillement tibio-péronier est léger, car tibia et péroné sont encore maintenus par le puissant ligament postérieur. Le diastasis est ici difficilement décelable cliniquement; il n’est le plus souvent trouvé qu’à la radiographie.
20 La rupture des ligaments antérieur, postérieur et interosseux, caractérise les grands diastasis. Il faut des traumatismes très importants pour déchirer le ligament postérieur. Il s'ensuit un écartement le plus souvent énorme des deux malléoles. Tibia et péroné ne sont plus en contact. L’astragale peut être incarcérée entre les deux os.
3° Rupture du seul ligament postérieur. Cette rupture isolée est rare et caractérise le diastasis postérieur signalé par Destot.