‹ Contribution à l'Étude Étiologique du Rhumatisme Chronique Déformant (à forme polyarthiculaire)Chapitre 11 sur 81 · LAS ON AR · texte numérisé non relu

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fibreux accentué s’associant à quelques épaississements osseux appréciables.

On a décrit des formes juvéniles,elles sont souvent à début brusque et à allure rapide, mais on en a vu de lentes et elles ne présentent en dehors de ces caractères rien de bien particulier.

Quant aux jormes étiologiques nombreuses que l’on a décrites,disons de suite qu'elles ne se justifient guère en tant que formes cliniques, ni par l'aspect des lésions ni par leur évolution. Sans doute, certains agenis, notamment le gonocoque que nous pouvons prendre comme exemple, peuvent donner, à un certain moment un aspect un peu spécial comme la dactylite pseudo-phlegmoneuse, mais ce caractère qui d’ailleurs n’est pas pathognomonique est fugace et surtout inconstant. On a vu des polyarthrites gonococciques à début lent, d’autres à début brusque,des formes localisées ou limitées, des formes généralisées, et il en est ainsi pour tous les agents infectieux capables de produire les polyarthrites déformantes. Nous conclurons donc avec Paul Londe que « les formes symptomatiques ne répondent pas du tout à la classification étiologique ; autrement dit, il est impossible de faire le diagnostic étiologique par l’aspect clinique de l’arthrite ».

Peut-on au moins distinguer deux grandes formes de rhumatisme chronique au moyen de la clinique ? Pierre Marie et (Œttinger ont tenté d'établir cette distinction. C’est aussi l'opinion que soutient Cazal dans sa thèse. Pour ces auteurs, le rhumatisme infec-

tieux se caractériserait parle début aigu, la présence possible de cardiopathies, la marche progressive et non par poussées. Le rhumatisme diathésique aurait un début lent, insidieux, serait progressif, ne se compliquerait pas de cardiopathies, mais au contraire de lithiase, de néphrites chroniques. Pour Pierre Marie, la peau serait blanche, luisante dans les formes infectieuses, sèche, craquelée, desquamante dans les rhumatismes chroniques diathésiques.

On a vu des complications cardiaques survenir dans les formes lentes, des formes à début brusque évoluer progressivement, des formes d’abord lentes procéder ensuite par poussées aiguës. En un mot, les caractères cliniques ne paraissent pas tranchés. Aussi adopterons-nous à ce sujet les conclusions de Barjon. « En résumé, il ne nous paraît pas exister de caractères distinctifs, constants, indiscutables entre les deux formes de rhumatismes infectieux et diathésique. Elles ont un air de parenté indiscutable, elles aboutissent aux mêmes déformations articulaires, aux mêmes atrophies musculaires, aux mêmes troubles trophiques, aux mêmes complications ; elles se ressemblent comme deux sœurs. »

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