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part des auteurs lui assignent comme période de début la plus fréquente, entre quarante et soixante ans.
Les 35 cas que nous avons examinés nous montrent la période de début ayant sa plus grande fréquence entre trente et soixante ans avec maximum de fréquence entre quarante et cinquante ans, ce qui concorde à peu près avec les données classiques. Voici quelle est la répartition exacte de la période de début : |
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Nous n’avons pas remarqué que certaines formes fussent plus spécialement l'apanage d’un âge déterminé. Chez les femmes, le début aux environs de la ménopause est extrêmement fréquent. Nous reviendrons, d'autre part, sur cette particularité.
D. — Sexe
La presque totalité des auteurs qui ont trailé du rhumatisme noueux admettent que le sexe féminin y est plus spécialement prédisposé. Cruveilhier l'avait dénommé la goutte des femmes. Alors que
— Jde
Charcot, chez les femmes hospitalisées à la Salpétrière, en trouvait 8 o/o atteintes de rhumatisme chronique, Émile Vidal pendant une année d’observation à Bicêtre n’en trouvait que deux cas. Toutefois, Besnier émet l’avis que les conclusions tirées de ces observations tiennent surtout au milieu social des hospitalisées et‘la disproportion, tout en étant en faveur du sexe féminin, s’atténue dans les conditions ordinaires de la vie. Il rappelle l'opinion de Garrod qui a observé les cas les plus graves dans le sexe masculin. Nous ne pouvons que nous associer à ces réserves,car au quartier des chroniques de l'hospice de Brévannes, pour un nombre de lits sensiblement égal affecté à chaque sexe nous trouvons sur un ensemble de 46 cas observés 26 hommes et 20 femmes, soit une légère prédominance du sexe masculin. Sans doute cette seule statistique ne permet pas d’infirmer la plus grande fréquence chez la femme, mais elle contribue à appuyer les arguments de ceux qui veulent réduire celle-ci à de justes proportions.
E. — Professions
L'influence des professions n’a par elle-même rien de bien spécial. Elles agissent surtout par les conditions défavorables dans lesquelles elles mettent les individus. Nous avons vu qu’il fallait surtout incriminer celles qui exposent au froid humide (laveuses,
blanchisseuses, égouttiers), celles qui sont particulièrement fatigantes ou celles qui favorisent l'influence d’une intoxication (peintres, etc.). Certaines professions, par les attitudes forcées ou prolongées qu'elles entraînent, favorisent l’accentuation des attitudes vicieuses. C’est ainsi que l’on a signalé des déformations plus accentuées au pouce, à l’index et au médius chez les couturières. Parmi les malades que nous avons observés il en est un (obs. XII), frotteur de parquets, qui a continué à exercer son métier pendant que les déformations se constituaient. Or, par suite de la contracture forcée exercée par ses pieds pour maintenir les brosses à parquet, la plante du pied présente un enroulement très accentué dessinant une courbe hélicoï-
dale à forte concavité.
F. — Traumatisme
L'influence du traumatisme a été invoquée par Charcot et divers auteurs comme capable de servir de point de départ aux arthrites chroniques. C’est surtout d’ailleurs aux mono-arthrites chroniques que se rapportent presque toutes les observations d’arthrites succédant à un traumatisme. On a observé toutefois quelques cas où la localisation initiale d’une polyarthrite chronique a succédé à un traumatisme, Dans l'observation XXXII, nous rapportons un cas
analogue.