‹ Contribution à l'Étude Étiologique du Rhumatisme Chronique Déformant (à forme polyarthiculaire)Chapitre 16 sur 81 · TOUS · texte numérisé non relu

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ankylosante, succédant en général à une forme aiguë ou subaiguë, et mono ou polyarticulaire. Cependant les observations de rnumatisme chronique déformant à forme de polyarthrite ne sont pas une rareté, soit qu’elles aient succédé à une arthrite aiguë, soit qu’elles soient survenues d'emblée. Notons encore que la spondylose rhizomélique, affection qui sort du cadre que nous nous sommes tracé, serait souvent d’origine gonococcique.

La polyarthrite déformante d'origine blennorragique a été étudiée, dans ces dernières années, par Jacquet, Launois, Klippel, Fournier. Ce dernier a inspiré la thèse de Do Amaral qui en a donné une description

clinique devenue classique. Consécutive en général à-

-plusieurs poussées de blennorragie récidivante, elle débute souvent par les petites extrémités sous forme d’une poussée aiguë ou subaiguë. Les doigts

peuvent alors prendre un aspect caractéristique, la

dacty lite pseudo-phlegmoneuse avec les doigts tuméfiés, épaissis à la partie postérieure, avec extrémités eflilées (doigts en radis de Fournier). Les radiographies d'Emery et Glantinaz ont montré qu’à celte période les lésions étaient surtout péri-articulaires. Après plusieurs poussées, les lésions passent à l’état chronique, donnant la griffe banale du rhumatisme noueux. Les lésions sont bilatérales et plusieurs auteurs (Launois, Jacquet, Vidal, Chauffard) ont insisté sur l’intensité des troubles trophiques. Aux pieds, le début peut être un peu différent, Ce serait fréquemment la talalgie blennorragique qui

ouvrirait la marche avec ses deux points douloureux décrits par Jacquet au niveau de l’attache calcanéenne du tendon d’Achille et de la tubérosité calcanéenne. Puis les pieds se déforment, déformations dues à des hyperostoses. On peut aussi avoir au début le pied plat douloureux par aplatissement de la voûte plantaire. Puis, peu à peu, les lésions s'étendent et les troubles trophiques se prononcént.

Cette intensité des troubles trophiques, la bilatéralité et la progressivité des lésionsont entrainé de nombreux auteurs à soutenir l’origine myélopathique des polyarthrites chroniques blennorragiques. Ce n’est en somme qu’un point particulier de la question de l’origine nerveuse du rhumatisme chronique dont nous avons déjà parlé. Notons aussi que c’est à propos du rhumatisme blennorragique, qu’a été discutée, au début du moins, l'influence des toxines ou du microbe lui-même sur la production des arthrites. Nous rappellerons à ce sujet que le gonocoque a été retrouvé plusieurs fois dans le liquide articulaire d’arthrites aiguës ou subaiguës.

Parmi les malades dont nous rapportons l’observation, un certain nombre d’entre eux accusent la blennorragie dans leurs antécédents. Parmi eux nous n’avons retenu comme rhumatisme blennorragique que ceux qui ont présenté des accidents articulaires au moment même de l’écoulement (obs. IT, IT). Quant aux femmes, chez aucune de celles que nous avons observées nous n’avons pu incriminer la blennorragie. Notons toutefois à ce sujet que chez la femme,

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