‹ Contribution à l'Étude Étiologique du Rhumatisme Chronique Déformant (à forme polyarthiculaire)Chapitre 28 sur 81 · HOT · texte numérisé non relu

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Piusieurs des troubles précités se retrouvent chez les malades que nous avons observés. Nous avons noté maintes fois,entre autres, lacéphalée et les sensations de froid. Mais, dans la plupart des cas, ces troubles n'étaient pas suffisamment groupés chez le même malade pour permettre d'établir leur origine thyroïdienne. Dans une observation (obs. XIV), il s’agit d'une malade dont les crises douloureuses com-

mencèrent à sa deuxième grossesse, puis, après la ménopause, on vit survenir une obésité accentuée, des céphalées et les déformations. Dans lobservation XX que nous avons déjà citée et où au rhumatisme déformant s'associe l’asphyxie locale des extrémités, les déformations sont aussi apparues à la ménopause ; elles avaient été précédées pendant longtemps de poussées d'urticaire et de migraines. Cette malade présente une tuberculose pulmonaire qui remonte probablement à sa jeunesse, car elle avait des bronchites fréquentes.

B. — Opaires

Nous avons déjà vu que les partisans de Ja théorie thyroïdienne font jouer à l’ovaire un rôle dans la production du rhamatisme chronique. La sécrétion ovarienne serait capable de contrebalancer l’insuffisance thyroïdienne et réciproquement. Ceci expliquerait,d’une part,la régression des symptômes pendant une grossesse, ainsi que l’on en a signalé quelques observations,et le début fréquent à la ménopause.

ST TI Prés

Bien avant la naissance des théories sur le rôle de la thyroïde dans les diverses maladies en général et dans le rhumatisme chronique en particulier, les auteurs avaient remarqué la fréquence du rhumatisme chronique chez les femmes ayant présenté des troubles génitaux et l'influence de la ménopause, de la grossesse et de l’allaitement sur le début et l’accélération des symplômes du rhumatisme déformant. Et, en particulier, Charcot, Besnier, Lorrain ont insisté sur ces faits. Enfin, devant la fréquence de ces faits, Ord avait émis l'hypothèse que le rhumatisme chronique déformant était dû à des troubles de la sécrétion ovarienne.Pour notre part,nous avons noté sur 15 femmes observées que 6 fois la ménopause a marqué le début de la polyarthrite déformante. Sur

. 3 autopsies pratiquées sur des femnies, nous trouvons : une fois les ovaires normaux, une autre fois kystiques et, dans l’autre cas atrophiés, l'atrophie coïncidant avec une salpingite kystique et un utérus fibromateux.

De l’ensemble des faits publiés sur l’action de l'ovaire et du corps thyroïde dans le rhumatisme chronique déformant, il nous semble se dégager des faits qui concordent avec nos observations personnelles que les troubles de la sécrétion interne du corps thyroïde et de l'ovaire paraissent jouer un rôle dans certains cas de rhumatisme chronique déformant, mais que, quels que soient leur importance dans l'éclosion et l’évolution des symptômes, ils ne suffisent

pas à eux seuls à créer la maladie.

RONA

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