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On remarquera que là encore, comme pour le goitré, la coïncidence est plutôt rare. D’autres maladies attribuées à l'insuffisance thyroïdienne coexistent parfois avec le rhumatisme déformant. C’est ainsi que la sclérodermie a été signalée plusieurs fois au cours des polyarthrites déformantes. De même la maladie de Raynaud ou asphyxie locale des extréinités. Claude Rose et Touchard ont ainsi publié une observation “où rhumatisme chronique, sclérodermie et maladie de Raynaud coexistaient chez le même malade. Nous avons observé (obs. XX) un cas de polyarthrite déformante où on relève la présence de crises d’asphyxie locale au niveau des mains qui se refroidissent et deviennent très fortement cyanosées. On a aussi signalé la fréquence relative chez les parkinsoniens de déformations semblables à celles du rhumatisme chronique déformant. Brissaud dans ses leçons à insislé sur ce fait. Notre collègue et ami Castéran a rapporté dans sa thèse (1909) une observation avec autopsie, qui lui avait été communiquée par M. R. Marie, et où un parkinsonien présentait des déformations typiques des mains et des pieds avec cyphose. L’autopsie révéla l’existence de nodosités marronnées osseuses le long de la colonne vertébrale. Le corps thyroïde normal à l'examen macroscopique montra au microscope que presque tous les acini avaient subil’évolution colloïde, constatation n'ayant rien de pathoôgnomonique.
Cette observation est intéressante par ce fait que plusieurs auteurs, entre autres : Berhkley, Lundborg,
Alquier, ont soutenu l’origine thyroïdienne et parathyroïdienne de la maladie de Parkinson avec preuves thérapeutiques à l'appui.
D'après quelques auteurs,le rnumatisme chronique d'origine thyroïdienne présenterait un certain nombre de symptômes propres.A vrai dire, d’après Sergent et Ménard, qui en font une description clinique, les polyarthrites n'ont rien de spécial si ce n’est qu’elle affecteraient surtout la forme péri-articulaire. Les symptômes propres observés seraient surtout des symptômes associés.C’est ainsi que les malades présenteraient assez souvent des névralgies tenaces,des migraines, de l’obésité, des sensations de froid, de l’alopécie, des troubles tlrophiques accentués, certaines affections cutanées telles que l’ichthyose, le psoriasis, l’urticaire. Tous ces troubles ont été décrites comme des symptômes d’hypothyroïdie. En outre, les malades présenteraient souvent dans leurs antécédents, des crises de rhumaïiisme articulaire aigu, ce qui s’expliquerait par l’action. que cette affection exerce sur la thyroïde et que Vincent a mise en lumière. Enfin, fait important pour Sergent et Ménard, Parrhon et Papinian, le rhumatisme thyroïdien apparaîtrait souvent chez des femmes ayant présenté des troubles génitaux, débuterait surtout à la ménopause, pourrait subir un arrêt, voire même une régression pendant la grossesse, en un mot subirail les influences des modifications fonctionnelles de l'ovaire conformément aux enseignements de la physiologie.