‹ Contribution à l'Étude Expérimentale de l'Opération de Dévascularisation gastriqueChapitre 27 sur 32 · TECHNIQUE D'’ARTERIOGRAPHIE POST MORTEM · texte numérisé non relu

TECHNIQUE D'’ARTERIOGRAPHIE POST MORTEM

Etant donné la complexité de la vascularisation gastrique et ses anastomoses nombreuses, le prélèvement minutieux de l'estomac est un temps essentiel pour obtenir la mise en évidence de tout le réseau artériel gastrique. Il faut avoir intacte l’origine aortique des gros vaisseaux, car une injection de substance opaque dans l'artère coronaire stomachique, dans une gastro-épiploïque ou dans la splénique, ne donne qu’une image partielle de ce réseau.

Comme le conseille WOOLF 153], chez l’homme, après une large incision abdominale, nous extirpons en masse l’estomac, le duodénum, le pancréas, la rate, le foie et surtout l’aorte abdominale de manière à avoir intact le tronc cœliaque. Ce dernier est soigneusement disséqué : on isole ses trois branches, coronaire stomatique, splénique, hépatique.

Notons que chez le chien nous avons le plus souvent rencontré l’artère hépatique naissant directement de l’aorte audessus du tronc cœliaque, ce dernier ne donnant issue qu'à la splénique et à la coronaire.

Une canule est introduite et liée dans chacune de ces grosses artères; on y adapte la seringue contenant le produit de contraste à injecter.

Après plusieurs essais, nous avons adopté, comme produit opaque aux rayons X, un mélange de benzine-minium en solution très diluée; une solution trop peu étendue ne permettant pas de visualiser les fines artérioles. De plus, la couleur rouge de ce mélange permet de repérer et d’arréter immédiatement une extravasation s’il s’en produit une au cours de l'injection.

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