CONCLUSIONS GENERALES
I. — Nous avons exposé les résultats cliniques concernant le traitement de l’ulcère gastro-duodénal par l’opération de dévascularisation gastrique.
Ils montrent que ses auteurs oktiennent dans plus de 90 p. 100 des cas une forte diminution de la chlorhydrie gastrique.
Associée à la gastro-entérostomie postérieure, cette technique réduit à moins de 1 p. 100 l'éventualité d’ulcération peptique.
Les statistiques de guérisons publiées (en particulier par SOMERVELIL) sont supérieures à celles obtenues à ce jour par tout autre mode d'intervention chirurgicale.
II. — Nos recherches expérimentales portant sur quinze chiens ont amené les constatations suivantes :
1°) Les ligatures de la majeure partie des vaisseaux gastriques sont bien supportées à condition de respecter la région pylorique, dont la dévascularisation totale entraîne la mort de l'animal.
2°) Ces ligatures ont pour conséquence une diminution :
— de la quantité de suc sécrétée ;
— de son acidité;
— de son pouvoir peptique.
3°) Les modifications sécrétoires qu’elles entraînent peuvent être interprétées physiologiquement par trois mécanismes :
— ischemie au niveau des glandes acidosécrétrices ;
— atrophie partielle des cellules pariétales de ces glandes ;
— opposition à la transmission humorale de l'hormone antrale excitosécrétrice au cours de la digestion gastrique.
D'autres auteurs ont établi l’action préventive et curative
de la gastro-dévascularisation vis-à-vis d’ulcères gastriques expérimentaux.
En conséquence, les résultats expérimentaux, confrontés aux statistiques cliniques, paraissent justifier l'opération de dévascularisation gastrique dont la technique simple est conforme aux tendances chirurgicales actuelles plus fonctionnelles que radicales.
Ils permettent de pouvoir envisager son application dans la thérapeutique chirurgicale de l’ulcère gastro-duodénal.
Le Président,
A. BAISSET.
VU : Le Doyen,